L’hypocrisie de la politique syrienne de l’Occident

L’hypocrisie de la politique syrienne de l’Occident

#GuerreSyrie
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13 juin 2018

Dans le conflit syrien, l’Occident dirigé par les États-Unis a affiché autant de mépris pour le droit international que Bachar al-Assad

À ce stade, il semble raisonnable de se demander si la Syrie a été attaquée en avril dernier parce qu’elle n’avait pas utilisé d’armes chimiques plutôt que le contraire.

Cela peut sembler étrange, mais pas si l’on se souvient des suspicions plutôt lourdes pesant sur les principaux accusateurs, en particulier les Casques blancs, avec les liens qu’ils entretiennent depuis longtemps avec le gouvernement américain, ainsi que le scepticisme qu’ont dans le passé suscité leurs accusations incendiaires – lesquelles, selon leurs détracteurs, ont exploité des preuves fabriquées de toutes pièces.

Une deuxième interrogation irrévérencieuse concerne le motif principal de l’attaque, et consiste à se demander si celle-ci, plutôt que d’être liée à ce qui se passait en Syrie, avait en réalité bien plus à voir avec ce qui ne se passait pas dans la politique intérieure des pays ayant mené l’attaque.

Chaque étudiant en relations internationales sait que quand les dirigeants des États forts se sentent stressés ou dos au mur, ils recherchent hors de leurs frontières des ennemis à blâmer et à abattre, comptant sur des sentiments transcendants de fierté nationale et d’unité patriotique ainsi que sur les démonstrations internationales de prouesses militaires pour détourner l’attention de leurs populations mécontentes, au moins l’espace d’un instant.

Mécontentement national

Les trois dirigeants de la coalition attaquante ont été assaillis par des secousses plutôt sévères de mécontentement interne ces derniers temps, lesquelles ont rendu attrayante l’opportunité d’un coup bas en Syrie au détriment du droit international et de l’ONU, simplement afin de satisfaire un sentiment populiste sensible à ce type d’initiatives dans leur pays – et, surtout, afin de montrer au monde que l’Occident reste désireux et capable de frapper violemment les pays islamiques sans crainte de représailles.



Explosion à la périphérie de Damas après des frappes occidentales, le 14 avril 2018 (AFP)

Bien sûr, ce dernier point nécessite des éclaircissements et certaines nuances pour expliquer la nature strictement limitée de la frappe militaire. Bien que les assaillants aient voulu affirmer leurs nobles valeurs morales en tant que défenseurs des limites civilisées de l’action militaire en temps de guerre – ce qui est en soi un oxymore –, ils voulaient, plus crucialement encore, éviter une escalade qui aurait impliqué le risque d’une dangereuse rencontre militaire avec la Russie et le bourbier syrien.

Comme l’ont souligné non sans colère les pro-interventionnistes syriens, l’attaque était plus un geste symbolique qu’un effort crédible visant à influencer le comportement futur du gouvernement de Bachar al-Assad, et encore moins à faire pencher la balance de la lutte syrienne en sa défaveur. Dès lors, cela renforce l’argument de ceux qui interprètent l’attaque comme ayant davantage à voir avec les crises de légitimité nationales qui sévissent dans les démocraties aujourd’hui illibérales des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France qu’avec le refaçonnage du calvaire syrien.

Israël exercerait une pression afin d’étouffer le penchant redouté du président américain Donald Trump pour le désengagement de Syrie – prélude au retrait stratégique des États-Unis du Moyen-Orient dans son ensemble

Une troisième ligne d’interprétation insiste sur le fait que ce qui a été dit par les dirigeants et représentants des trois puissances occidentales qui ont mené l’attaque n’était pas la véritable raison de celle-ci. Dans cette optique, Israël exercerait une pression afin d’étouffer le penchant redouté du président américain Donald Trump pour le désengagement de Syrie – prélude au retrait stratégique des États-Unis du Moyen-Orient dans son ensemble, une région qui, pour Trump, est trop « troublée » pour que les États-Unis puissent la réparer. Au moins temporairement, du point de vue d’Israël, les frappes aériennes ont envoyé à Moscou le signal selon lequel les États-Unis ne sont pas prêts à céder la Syrie à la Russie et à l’Iran.

Apparemment, l’entourage de Benyamin Netanyahou – bien que ravi par le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et, plus encore, par la répudiation de l’accord sur le nucléaire iranien et le silence assourdissant qui a accueilli la réponse meurtrière de l’armée israélienne lors des manifestations de la Grande marche du retour à Gaza – se soucie à nouveau de maintenir la belligérance et l’engagement militaire des États-Unis dans la région. La crainte israélienne est qu’à la fin, Trump ne soit pas plus utile que l’ancien président Barack Obama, qui, irrationnellement, était pour eux un président cauchemardesque.

Le modèle irakien

Si cela ne suffit pas à se poser des questions sur la politique syrienne de l’Occident, considérez le fait que l’Irak a été sauvagement attaqué en 2003 par une coalition américano-britannique dans des circonstances similaires – c’est-à-dire, sans justification du droit international ni autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, les deux seuls moyens par lesquels la force internationale peut être employée légalement et, même alors, seulement en dernier recours après l’échec des sanctions et de la diplomatie.

Il s’est avéré que la justification politique du recours agressif à la guerre contre l’Irak, à savoir sa possession présumée d’armes de destruction massive, était totalement fausse – que ce soit en raison de la construction d’un faux dossier pour justifier l’intervention sur la base de fausses preuves minutieusement orchestrées, ou, si l’on veut être plus généreux, en raison d’une erreur des services de renseignement extrêmement embarrassante.

Pour être juste, il faut toutefois relever que cette virée militaire en Syrie aurait pu s’avérer bien pire pour la population civile. L’attaque n’a duré que trois minutes, aucune victime civile n’a été signalée et, heureusement, aucun défi n’a été posé à la présence militaire russe et iranienne en Syrie, ni au gouvernement syrien d’ailleurs, évitant ainsi un cycle de représailles et d’escalade à juste titre redouté.



Des marines américains passent une chaîne autour de la tête de la statue de Saddam Hussein place al-Fardous à Bagdad avant de la faire tomber, tandis qu’un Irakien tient un drapeau américain, le 9 avril 2003 (AFP)

Ce qui est déconcertant et difficile à comprendre, c’est l’affirmation selon laquelle l’une des cibles était une installation de stockage de gaz innervant toxique dans une zone densément peuplée qui, si elle avait été touchée par un missile – et si le stock d’armes chimiques avait réellement existé – aurait été responsable de la mort d’un bien plus grand nombre de civils que celui qui a été déclaré à Douma.

Plus que jamais depuis la fin de la guerre froide, une multitude d’inquiétudes des plus sérieuses ont été exprimées en amont de l’attaque, évoquant la possibilité qu’un choc des volontés politiques ou une erreur de ciblage accidentel ne provoque des accrocs géopolitiques susceptibles de culminer dans une troisième guerre mondiale.

Les observateurs ayant l’Histoire à l’esprit y ont vu des parallèles alarmants avec la confusion et les réponses exagérées qui ont mené directement à l’horreur prolongée de la Première Guerre mondiale.

Les trois États responsables de cet acte agressif partagent de solides références colonialistes qui exposent les racines profondes de la tourmente qui affecte, de différentes manières, l’ensemble du Moyen-Orient

La retenue appropriée des attaques du 14 avril semble être l’œuvre du Pentagone, certainement pas de la Maison-Blanche. Les planificateurs militaires ont conçu l’attaque de manière à minimiser les risques d’escalade, allant même peut-être jusqu’à conclure en coulisses une entente négociée (et non divulguée) avec les Russes. De fait, la ligne rouge de Trump sur les armes chimiques aurait été défendue et redessinée à l’ONU pour lancer un avertissement à Damas.

Toutefois, avec les attaques majeures d’Israël contre la présence militaire iranienne en Syrie moins de 24 heures après que Trump eut désavoué l’accord P5 + 1 avec l’Iran, la marche vers la guerre régionale a semblé avoir repris vigoureusement.

Un jugement précipité

L’attaque en Syrie a ouvert la voie à une escalade et semble, rétrospectivement, avoir été calculée.

Nous ne pouvons même pas, à ce stade, être sûrs que la base factuelle de cette initiative agressive ait dépeint correctement la Syrie comme ayant lancé une attaque mortelle au chlore et au gaz neurotoxique sur les habitants de Douma – nous avons été trop souvent bernés par les affirmations assurées des services de renseignement travaillant justement pour les pays qui ont largué des missiles en Syrie.

On a le sentiment que la situation a été jugée à la va-vite, et ce malgré les quelques voix, stridentes mais crédibles, qui ont exprimé un doute, y compris au sein de l’ONU. Les observateurs les plus cyniques suggèrent que le moment de l’attaque – sinon son objectif réel, au-delà de la ligne rouge de Trump – a permis de détruire les preuves qui incrimineraient d’autres que le gouvernement syrien.

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Ces soupçons ont été renforcés par le refus d’attendre que les allégations factuelles puissent être validées. En l’état actuel des choses, les frappes aériennes semblent avoir été précipitées pour faire en sorte que la respectée Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne puisse rien trouver à la fin de sa mission d’enquête.

Pour apaiser ceux qui diront qu’il s’agit là d’inquiétudes idéologiquement motivées, il convient de noter que le Wall Street Journal, que l’on ne peut qualifier de voix de la paix et de la modération, a déclaré que l’identité de ceux qui avaient mené l’attaque chimique de Douma n’était « pas claire » – un point de vue partagé par plusieurs médias traditionnels, y compris l’Associated Press.

Accuser la Syrie – et encore plus l’attaquer – était clairement prématuré, et peut-être tout à fait erroné, sapant ainsi le fondement factuel essentiel des allégations de la coalition, sans même évoquer les formidables doutes liés aux questions d’illégalité et d’illégitimité.

Vestiges du colonialisme

Moins remarquée, mais éminemment pertinente, est la réalité intrigante selon laquelle l’identité des trois États responsables de cet acte agressif partagent de solides références colonialistes qui exposent les racines profondes de la tourmente qui affecte, de différentes manières, l’ensemble du Moyen-Orient.

Il convient de rappeler que ce furent les ambitions coloniales britanniques et françaises de 1917 qui découpèrent l’Empire ottoman suite à son effondrement, imposant des communautés politiques artificielles aux frontières reflétant les priorités européennes plutôt que les affinités naturelles, et ne tenant nullement compte des préférences des populations.

Ce complot colonial contrecarra la proposition plus positive de l’ancien président américain Woodrow Wilson, qui prônait l’autodétermination des peuples sur la base des affinités créées par l’ethnicité, la tradition et la religion de ceux qui vivaient auparavant sous domination ottomane.

Après un siècle d’exploitation, d’intervention et de trahison par l’Occident, il n’est pas surprenant que des mouvements extrémistes anti-occidentaux aient fait surface à travers le monde arabe et suscité certaines sympathies populistes

Les États-Unis supplantèrent ce duopole colonial assez tardivement, alors que les Européens essuyaient l’échec de la crise de Suez en 1956, mais laissèrent rapidement leur propre empreinte – particulièrement lourde – dans toute la région avec un programme impérial actualisé d’endiguement de l’URSS, de géopolitique pétrolière et de soutien indéfectible à Israël.

Même plus tôt, en 1953, la doctrine Truman et le rôle de la CIA dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu et nationaliste de Mohammad Mossadegh en Iran révélèrent l’étendue de l’implication américaine dans la région. S’ajoutèrent par la suite à ces priorités stratégiques les inquiétudes sur la propagation de l’islam et les craintes que l’arme nucléaire ne pût tomber dans de mauvaises mains politiques – du point de vue de l’Occident.

Après un siècle d’exploitation, d’intervention et de trahison par l’Occident, il n’est pas surprenant que des mouvements extrémistes anti-occidentaux aient fait surface à travers le monde arabe et suscité certaines sympathies populistes, en dépit de leur tactique barbare.



Forces américaines au siège des Unités de protection du peuple kurde (YPG) sur le mont Karachok, en Syrie, le 25 avril 2017 (Reuters)

Il est également utile de rappeler la guerre de 1999 au Kosovo et la guerre de 2011 en Libye, toutes deux gérées comme des opérations de l’OTAN menées au mépris du droit international et de la charte de l’ONU.

Les États-Unis, en tant que garants consacrés de la vertu et de l’innocence perpétuelle dans la politique internationale, ne sont pas contraints par les règles et les normes selon lesquelles ils jugent la conduite des autres, en particulier leurs adversaires

En raison d’un veto russe anticipé, l’OTAN, avec un fort soutien européen, lança une attaque aérienne punitive qui chassa la Serbie du Kosovo. Malgré la présence d’arguments solides en faveur d’une intervention humanitaire dans le contexte kosovar, cela créa un dangereux précédent, que les faucons trouvèrent commode quelques années plus tard en Irak.

En effet, les États-Unis se sont trouvés contraints à insister sur une position absurde, selon laquelle le droit de veto devrait être respecté sans aucune remise en question lorsque c’est l’Occident qui l’utilise, et ce de manière particulièrement arbitraire lorsqu’il s’agit de protéger Israël de critiques bien plus triviales, mais justifiables, de ses politiques. Éluder le veto pour lancer cette attaque sur les droits souverains de base d’un gouvernement membre est un défi beaucoup plus sérieux à l’esprit et à la lettre de la charte de l’ONU.

Dissonance cognitive

Les diplomates américains n’essaient pas de justifier, ni même d’expliquer, leurs attitudes incohérentes à l’égard de l’autorité du veto onusien, malgré la sévérité d’une telle contradiction. Voilà peut-être un parfait exemple de ce que les psychologues appellent la dissonance cognitive. Plus simplement, c’est là une excellente illustration de l’exceptionnalisme américain.

Les États-Unis, en tant que garants consacrés de la vertu et de l’innocence perpétuelle dans la politique internationale, ne sont pas contraints par les règles et les normes selon lesquelles ils jugent la conduite des autres, en particulier leurs adversaires.



Des membres du Conseil de sécurité de l’ONU participent à une réunion à New York le 17 mai (AFP)

Le précédent libyen est également symptomatique, bien que d’une manière différente, de la marginalisation de l’ONU et du droit international, à laquelle cette dernière action en Syrie est un ajout sinistre.

Parce que les habitants de la ville libyenne de Benghazi ont véritablement fait face à une urgence humanitaire imminente en 2011, les arguments de l’ONU en faveur de leur protection semblaient solides. La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, ont été persuadées de suspendre leurs soupçons à l’égard des motivations occidentales et de s’abstenir lors du vote d’une résolution du Conseil de sécurité autorisant spécifiquement la création d’une zone d’exclusion aérienne pour protéger Benghazi.

Il n’a pas fallu longtemps à la Russie et à la Chine, dont la confiance avait été abusée, pour être détrompées. Les deux pays ont rapidement été choqués de constater que la véritable mission de l’OTAN en Libye n’était non pas de fournir une protection humanitaire, mais d’apporter un changement de régime.

En d’autres termes, ces puissances occidentales qui prétendent actuellement à l’ONU que le droit international est de leur côté en ce qui concerne la question syrienne ont elles-mêmes un terrible passé de mépris et de manipulation de l’autorité de l’ONU chaque fois que cela leur est commode, et d’insistance à mettre en avant toute la panoplie de droits obstructifs permis par la Charte lorsqu’il est question des actes répréhensibles d’Israël.

Raviver la guerre syrienne

L’attaque occidentale en Syrie et ses justifications juridiques à l’ONU renvoient le monde à la case départ pour ce qui est de restreindre l’usage international de la force. Imaginez l’indignation que les États-Unis recueilleraient en leur faveur si la Russie ou la Chine proposait au Conseil de sécurité une mission de maintien de la paix – qui n’a que trop tardé – pour protéger la population de Gaza, victime de multiples abus. Si ces pays allaient plus loin et avaient l’audace géopolitique d’agir en dehors de l’ONU en raison de l’urgence humanitaire, le monde éprouverait presque certainement le goût amer de la guerre apocalyptique.

On a ainsi donné à Israël l’opportunité de mettre de l’essence sur les braises mourantes du conflit syrien afin de soutenir sa politique consistant à s’assurer que le chaos et le conflit persistent

Le cadre de la charte est tout aussi sensé aujourd’hui, voire davantage, que lorsqu’il a été rédigé en 1945. Le recours à la force n’est autorisé qu’en tant qu’acte de légitime défense contre une attaque armée préalable, et pas avant que le Conseil de sécurité ait eu le temps d’agir.

Dans des situations n’impliquant pas un cas de légitime défense, comme en Syrie, la Charte établit clairement, au-delà de tout doute raisonnable, que le Conseil de sécurité est le seul à disposer de l’autorité de demander le recours à la force, y compris en cas d’urgence humanitaire. L’idée révolutionnaire de la charte est de limiter, autant que le langage le permette, le pouvoir discrétionnaire des États lorsqu’il s’agit de décider par eux-mêmes de faire ou non la guerre. La Syrie est la dernière indication que cette idée pleine d’espoir a été sommairement jetée dans la poubelle géopolitique.

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Ce sera aux peuples de défier ces développements, et d’utiliser leur influence mobilisée pour renverser le déclin du droit international et l’autorité de l’ONU. Le tweet fanfaron de Trump suite à l’attaque en Syrie, qui employait les mots « mission accomplie », rappelait étrangement la bannière sur laquelle ces mêmes mots étaient inscrits en arrière-plan d’un discours de George W. Bush évoquant prématurément la victoire en Irak en 2003. Ces mots revinrent bientôt hanter l’ancien président, et si Trump était capable d’ironie, il aurait pu se rendre compte qu’il est susceptible de subir un sort encore plus humiliant.

Le résultat final est la relance de la guerre syrienne au moment où elle semblait toucher à sa fin, avec la reconnaissance généralisée que Damas l’a emporté, pour le meilleur ou pour le pire. On a ainsi donné à Israël l’opportunité de mettre de l’essence sur les braises mourantes du conflit syrien afin de soutenir sa politique consistant à s’assurer que le chaos et le conflit persistent, tout en ne permettant à aucune des deux parties de l’emporter et de mettre fin à la violence. Dans le processus, l’Occident, dirigé par les États-Unis, a de nouveau affiché son mépris pour le droit international et l’autorité de l’ONU.

 

- Richard Falk est un spécialiste du droit international et des relations internationales qui a enseigné à l’Université de Princeton pendant 40 ans. En 2008, il a été nommé par l’ONU pour un mandat de six ans en tant que Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : des membres d’équipage du porte-avions USS Harry S Truman, impliqué dans des opérations aériennes en Syrie, se tiennent à côté d’un chasseur F18 Hornet sur le pont d’envol du navire, en Méditerranée orientale, le 8 mai 2018 (AFP).

Traduit de l’anglais (original).