Aller au contenu principal

« C’est la honte ! » : « Les DZ in Dubaï » se font tacler sur les réseaux sociaux

Des répliques déjà culte. Des rumeurs. De la polémique. Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu sur les réseaux sociaux. C’est le pari déjà gagné d’une nouvelle émission de téléréalité regroupant des Algériens, « Les DZ in Dubaï »
« Vous connaissez la réputation des Algériens. Imaginez vingt DZ dans la même maison. C’est le feu. Du jamais vu », a commenté la star de TikTok Sarra Goumid (capture d’écran Instagram @sarragoumid)
« Vous connaissez la réputation des Algériens. Imaginez vingt DZ dans la même maison. C’est le feu. Du jamais vu », a commenté la star de TikTok Sarra Goumid (capture d’écran Instagram @sarragoumid)
Par

Le tournage n’est pas encore terminé que l’émission, dont la diffusion est annoncée pour juin, enflamme déjà les réseaux sociaux.

Le concept : une téléréalité regroupant des Algériens sur le modèle d’un succès d’audience, « Les Marseillais », qui réunit des candidats du sud-est de la France dans une ville à l’étranger ou un pays (à Miami, à Rio, en Australie, aux Caraïbes…) et qui compte déjà dix saisons. Et c’est justement le décor de cette dixième saison, Dubaï, qui sert aussi de théâtre pour « Les DZ in Dubaï ».

Selon le site Dzair Daily, le mannequin Akram Bouzaher et le cascadeur Bilel Madaci feraient partie du casting, tout comme Sarra Goumid, star de TikTok, qui par un teaser très prometteur sur Instagram promet : « Vous connaissez la réputation des Algériens. Imaginez vingt DZ dans la même maison. C’est le feu. Du jamais vu. »

Les quelques témoignages des coulisses qui ont été divulgués sur les réseaux sociaux ont suffi pour irriter de nombreux Algériens, qui reprochent aux participants, en vrac, de ne pas être Algériens – mais d’avoir grandi en France et de ne pas connaître leur pays d’origine –, de « faire honte » aux Algériens par leur comportement ou encore d’insulter la mémoire des femmes et des hommes qui se sont battus pour l’indépendance de leur pays. Au point qu’un hashtag a été lancé : #boycottlesdzindubai

Le YouTubeur et influenceur Mohammed Henni, qui invoque « la pudeur et la fierté algérienne », s’est notamment insurgé dans une vidéo : « Vous croyez que pour être Algérien, il suffit de dire ‘’One, two, three, viva l’Algérie ?’’ Vous avez craqué ou quoi ? […] Aujourd’hui, être Algérien, c’est devenu un argument commercial, c’est très, très grave. Vous détestez l’Algérie, vous n’y avez jamais mis les pieds. Vous n’êtes Algériens que pour le business et pour l’argent que ça vous rapporte. »

Même Bassem Braïki, blogueur et ex-rappeur connu pour ses coups de gueule – il était devenu célèbre en dénonçant les attentats du 13 novembre mais avait été condamné pour ses propos racistes envers les noirs, les métisses et les gays –, a publié ses commentaires sur Instagram.

Cette campagne a provoqué une réponse vidéo de Sarah Fraisou, qui a rappelé que l’émission était tournée « au profit d’une association algérienne ».

La jeune femme d’origine tunisienne, qui écume les émissions de téléréalité depuis 2014 (« Les Princes de l’amour », « Les Anges », « La Villa des cœurs brisés », « La Bataille des couples ») et nourrit les réseaux sociaux de ses mésaventures amoureuses, a participé en tant qu’invitée à « DZ in Dubaï ».

« Vous ne connaissez rien de ce qui a été tourné. Il n’y a aucune meuf en maillot de bain, aucune histoire de couple. Arrêtez de vous affoler et de parler sans même avoir vu la chose », défend-elle sur Instagram. « C’est une émission entièrement tranquille […] qui n’a rien à voir avec la téléréalité française. »

Et elle conclut en répondant à ceux qui l’insultent sur les réseaux sociaux : « Peut-être que je ne suis pas Algérienne mais je suis Tunisienne, avant tout je suis Maghrébine et je soutiendrai le Maghreb avant tout. »