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Séisme de magnitude 6 au large de l’Algérie… et répliques sur les réseaux sociaux

La secousse a été ressentie à Alger, à 250 km à l’ouest de Béjaïa, et à Annaba, à 350 km à l’est, près de la frontière tunisienne
La forte secousse tellurique n’a heureusement pas fait de victimes (Capture d'écran Google Maps)
La forte secousse tellurique à 20 kilomètres au nord-est de la ville de Béjaïa n’a heureusement pas fait de victimes (capture d'écran Google Maps)

Un séisme peu profond et de magnitude 6 s’est déclenché dans la nuit de mercredi à jeudi au large de l’est de l’Algérie, a annoncé l’Institut américain de géophysique (USGS), et a suscité un mouvement de panique sans toutefois faire de morts, selon la Protection civile algérienne.

« La Protection civile rassure les citoyens qu’il n’y a pas de pertes en vies humaines ou de pertes matérielles importantes », affirme un communiqué de sa direction.

Le tremblement de terre s’est produit à 20 kilomètres au nord-est de la ville de Béjaïa à 01 h 04 locale jeudi (00 h 04 GMT), à une profondeur de 10 kilomètres, selon l’USGS. Peu après, deux répliques de magnitude 5,2 et 4,7 lui ont succédé.

L’épicentre a été localisé à 28 km au nord-est de Cap-Carbon, à Béjaïa, a précisé le Centre algérien de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué. Une première secousse de magnitude 4 sur l’échelle de Richter avait été enregistrée mercredi à 20 h 38 dans la même wilaya (département), selon ce centre.

Des habitants se sont précipités dans la rue, selon des témoignages sur les réseaux sociaux.

« Rabi yastar [Dieu nous protège], ça a vraiment tremblé chez nous. Ça a fait un de ces bruits… En ce moment même, les voisins sont dehors tellement ils ont peur », écrit sur Facebook Leïla, médecin, travaillant et résidant dans la célèbre ville côtière de Kabylie, qui compte 160 000 habitants.

« La terre vibrait et grondait et les mouettes affolées tournoyaient au dessus de nos têtes avec des cris stridents… On a eu très peur », a dit cette habitante jointe par l’AFP via la messagerie Messenger.

Des photos partagées sur les réseaux sociaux montraient des murs intérieurs émiettés.

La protection civile a fait état d’un « effondrement partiel de trois anciennes bâtisses non habitées » à Béjaïa. Dans la préfecture de Jijel, à une cinquantaine de km à l’est de Béjaïa, « cinq personnes ont eu des fractures ou des entorses suite à la panique. L’une d’elles a sauté du premier étage et a été hospitalisée ».

Le site Béjaïa.info publie des photos de maisons fissurées et de gravats dans les rues et écrit : « Des dégâts matériels mais pas de pertes humaines. »

La secousse a été ressentie à Alger, à 250 km à l’ouest de Béjaïa, et à Annaba, à 350 km à l’est, près de la frontière tunisienne.

« Je suis à Alger, je viens de ressentir une forte secousse. Ça m’a fait drôlement swinguer », témoigne Nabila sur Facebook. « Ça bouge à Annaba », écrit sur le même réseau social Chaouki Mechakra, directeur du journal Le Provincial de cette métropole industrielle de l’Est algérien.

Comme à chaque fois qu’il y a un séisme, les prières se sont multipliées sur les réseaux sociaux, en rappel d’un verset du Coran qui évoque les phénomènes sismiques. Certains croyants y voient le signe de la fin des temps.

« Qu’Allah vienne en aide à l’Algérie. Ô hommes ! Craignez votre Seigneur. Le séisme [qui précédera] l’heure [de la fin du monde] est une chose terrible », prie ainsi [email protected] sur Twitter.

« Patience, patience : nous finirons par les mettre, les pieds, en Europe. Tectoniques des plaques », relativise le journaliste Zoheir Aberkane en ironisant sur le désir d’émigration des jeunes Algériens qui traversent parfois clandestinement la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune.