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Après l’incendie de Notre-Dame de Paris, le monde arabe et musulman solidaire

L’incendie de l’emblématique cathédrale a provoqué une onde de choc internationale et depuis lundi soir, les réactions de solidarité se multiplient. Chefs d’État, représentants officiels ou simples citoyens du monde arabe et musulman ont tenu à exprimer leur soutien
Lundi soir, la cathédrale Notre-Dame de Paris a été ravagée par les flammes (AFP)

Du Maroc, le roi Mohammed VI a adressé « ses pensées émues au peuple français tout entier, dont la cathédrale est l’un des symboles de son histoire », relevant que cette catastrophe touche non seulement un des monuments historiques les plus emblématiques de la ville de Paris, mais aussi « un lieu de prières et de recueillement pour des millions de fidèles du monde entier ».

Sur Twitter, depuis l’Iran, le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’est dit « attristé » ce mardi matin et a adressé ses pensées « aux Français et à tous les catholiques ».

Traduction : « Attristé que Notre-Dame – ce monument emblématique consacré à la prière de notre Dieu unique et qui nous a tous rapprochés à travers le chef-d’œuvre littéraire de Victor Hugo – soit partiellement détruite après avoir résisté pendant 800 ans aux guerres et à la Révolution (française). Nos pensées sont avec les Français et tous les catholiques »

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU) Anwar Gargash a tweeté : « Très attristés par le terrible incendie qui détruit la grande cathédrale Notre-Dame. Un monument sacré important pour la France et au-delà. Une terrible catastrophe ». 

« Les Irakiens ressentent pleinement la douleur et le sentiment de perte qui affligent le peuple français alors que nous avons récemment connu la destruction d’une grande partie de notre patrimoine culturel national », a déclaré le président irakien, Barham Saleh.

De son côté, Mosul Eye, le célèbre blogueur de Mossoul, l’ancienne « capitale » du groupe État islamique (EI) en Irak, traçait, comme de nombreux autres internautes irakiens, un parallèle sur Twitter. « Regarder #NotreDame brûler me rappelle Mossoul. C'est comme si Mossoul brûlait de nouveau », a-t-il écrit, alors que la grande cité du nord irakien a perdu dans la bataille contre l’EI son emblématique mosquée al-Nouri au minaret penché, surnommé al-Hadba, « la bossue » en arabe. « La perte de Notre-Dame sera une blessure immense pour l’humanité », ajoute-t-il.

Le Caire, via ministère des Affaires étrangères a pour sa part suivi « avec tristesse et regret » l’incendie de Notre-Dame, qui est une « partie du patrimoine mondial ».

« La destruction de ce chef-d’œuvre architectural appartenant au patrimoine mondial est une catastrophe pour l’humanité entière », a tweeté le chef de la diplomatie Mevlüt Çavuşoğlu.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a exprimé son « profond regret » face à l’incendie, sa « tristesse » et sa « solidarité avec la France amie ».

Les Unes de la presse libanaise ce mardi matin dans un kiosque à journaux à Beyrouth (AFP)

« La tristesse enveloppe le monde entier face aux images de l’incendie de Notre-Dame de Paris. C’est une catastrophe patrimoniale et humaine indescriptible. Le peuple libanais est solidaire avec le peuple français ami », a tweeté Saad Hariri, Premier ministre libanais.

D’autres personnalités, journalistes, entrepreneurs, etc., expriment leur tristesse, du Liban à l’Algérie :