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Ridha Charfeddine : « La Tunisie n’a plus les moyens d’une autre révolution »

Après sa victoire aux élections présidentielle et législatives de 2014, Nidaa Tounes a sombré dans une crise de leadership. À près d’un an des prochaines élections, le parti tente de se reformer grâce à l’organisation d’un nouveau congrès
Pour Ridha Charfeddine, Nidaa Tounes est « le seul parti capable de faire l’équilibre face à Ennahdha » (Facebook/@Rcharfeddine)
Par
SOUSSE, Tunisie

Chargé d’organiser le premier congrès électif de Nidaa Tounes, Ridha Charfeddine revient sur les modalités de cet événement annoncé pour début 2019. Une mission difficile alors que le parti a vu un grand nombre de ses responsables quitter le navire ces dernières années.

L’élu parlementaire, également chef d’entreprise et président du club de football l’Étoile sportive du Sahel, évoque l’échec des gouvernements, depuis 2014, à redresser la situation en Tunisie. Pour lui, un temps précieux a été perdu. Il appelle à des réformes économiques et sociales urgentes.

Ridha Charfeddine est également président de l’Étoile sportive du Sahel (Facebook/@Rcharfeddine)

Middle East Eye Quand aura lieu le congrès de Nidaa Tounes ?

Ridha Charfeddine : Si tout se passe bien, nous espérons pouvoir l’organiser avant fin février. C’est la date que nous nous sommes fixée et nous allons tout mettre en œuvre pour nous y tenir.

MEE Il devait avoir lieu en janvier…

RA : Malheureusement, nous avons tardé. J’ai été nommé président de la commission de l’organisation en octobre. Nous avons attendu la lettre officielle de nomination. La première réunion du comité a eu lieu le 17 novembre. Nous avons fait les calculs et ce n’était pas possible pour janvier, car c’est un congrès électif. 

Nous devons commencer par enregistrer les adhésions. Il y aura ensuite des élections au niveau local, puis la désignation des congressistes. Si nous voulons respecter les statuts, il y a des délais avec lesquels nous ne pouvons pas jouer.

Si tout se passe bien, nous espérons pouvoir organiser le congrès de Nidaa Tounes avant fin février

MEE : Des élections vont donc avoir lieu avant le congrès ?

RA : Avant ce congrès, qui élira les 32 membres de notre bureau politique au niveau national, nous devons renouveler toutes les directions locales. Donc nous allons commencer par la vente des cartes d’adhésion. 

Nous laissons une période suffisante pour que les gens puissent s’inscrire. Une fois que nous aurons la liste des adhérents, ces derniers éliront un responsable local avec son équipe. Le responsable local sera intégré dans le bureau régional, dont le chef est nommé au niveau national par le bureau politique. Ensuite, les congressistes seront élus et désignés.

MEE : Combien de congressistes attendez-vous ?

RA : Le nombre de congressistes élus dépendra du nombre d’adhérents selon un calcul qui n’a pas encore été fixé. Je ne peux pas donner de chiffre, mais j’estime qu’il faudrait qu’ils soient au moins deux fois le nombre des congressistes d’office. 

Ces derniers sont les chefs des bureaux régionaux nommés par le bureau politique, les députés membres de notre groupe parlementaire et les membres du bureau politique et du bureau national. Il y a plus de 300 000 anciens adhérents à Nidaa. 

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Ce sont ceux qui ont adhéré en 2012, 2013, 2014. Comme le congrès va s'organiser à partir des adhésions nouvelles de 2018 et 2019, nous espérons que les anciens vont se réinscrire. 

Nous espérons aussi que les jeunes, qui n’avaient pas l’âge en 2014, et des figures régionales qui souhaitent aujourd’hui s’impliquer, vont amener du sang neuf.

MEE : À l’heure actuelle, combien y a-t-il d’adhérents à Nidaa Tounes ?

RA : Nous n’avons pas commencé à vendre les cartes. En 2015, 2016 et 2017, il n’y a pas eu de vente.

L’objectif, c’est que le parti, après le congrès, ait une nouvelle direction et les idées claires pour commencer à préparer les candidatures et le programme

MEE Pourquoi ?

RA : Les raisons sont variées. Le congrès a été retardé. Avec les conflits politiques, la direction a été occupée par d’autres problèmes. Nous avons décidé de consacrer un mois et demi aux adhésions et éventuels délais de recours. Les élections au niveau local auront lieu ensuite, mi-janvier.

MEE Le calendrier d’un congrès fin février est-il tenable ? Sachant qu’ensuite, vous avez l’impératif des élections législatives et présidentielle de 2019...

RA : C’est jouable. Il faut que tout le monde travaille. Notre commission de douze personnes va se mobiliser, matin, midi et soir. 

L’objectif, c’est que le parti, après le congrès, ait une nouvelle direction et les idées claires pour commencer à préparer les candidatures et le programme. 

Nous avons trois objectifs : organiser un congrès transparent et démocratique, mettre en place une direction qui représente notre courant, sortir plus fort et plus serein avec une vision claire.

MEE Pourquoi ce congrès est-il si important ?

RA : Il faut que les gens reprennent confiance, qu’il s’agisse des adhérents ou des sympathisants. La seule façon d’y parvenir, c’est qu’il puisse y avoir des élections démocratiques menant à une direction légitime. 

Béji Caïd Essebsi prononce un discours lors du premier anniversaire de son parti, Nidaa Tounes, le 27 janvier 2013 (AFP)

Nidaa Tounes est le seul parti capable de faire l’équilibre en Tunisie face à Ennahdha. C’est une nécessité nationale. 

Si nous ne voulons pas aller aux élections avec un seul parti majoritaire et des petits partis, il est urgent et salutaire que ce congrès réussisse, que nous sortions de nos problèmes actuels avec une nouvelle équipe et de nouvelles personnalités qui ont une notoriété nationale, une vision pour le pays et surtout une légitimité électorale.

MEE Vous insistez beaucoup sur la légitimité, alors que de nombreuses personnes ont quitté le parti en contestant justement la légitimité de la direction actuelle et notamment de Hafedh Caïd Essebsi, fils du président de la République...

RA : Le parti est jeune, il n’a jamais organisé de congrès électoral. La seule façon d’arbitrer et de résoudre les problèmes entre les leaders, c’est de passer par des élections.

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MEE Quelle est votre relation avec Hafedh Caïd Essebsi ?

RA : Je me trouve à égale distance des protagonistes. Je suis quelqu’un de fédérateur, conscient de sa mission salutaire pour le parti. 

C’est également le cas des membres de la commission. Nous ferons tout notre possible pour rester à égale distance et respecter à la lettre les statuts.

MEE : Le congrès aura-t-il lieu à Sousse comme celui, fortement critiqué, de 2016 qui a mis à la tête de Nidaa Tounes Hafedh Caïd Essebsi?

RA : Non. Surtout pas. Cela serait un mauvais signe pour tout le monde. Je ne veux pas que les gens aient l’impression que le congrès de Sousse va se refaire.

MEE Que pensez-vous de la fusion récente de l’Union patriotique libre (UPL) avec Nidaa Tounes ?

RA : Pour moi, cela n’a pas tellement de conséquences. Entre le moment de l’intégration et le congrès, il va se passer trois mois et demi. 

Je ne veux pas que les gens aient l’impression que le congrès de Sousse va se refaire

En fin de compte, les gens de l’UPL ont admis que leurs adhérents et responsables passeront les élections comme n’importe quels adhérents.

Ils n’ont pas plus de devoirs ou de privilèges que les autres. Ceux qui auront une majorité passeront dans le bureau politique. Tant mieux. 

MEE Vous souhaitez faire revenir des anciens. Avez-vous contacté les députés du bloc de la Coalition nationale, dont un certain nombre ont quitté Nidaa Tounes ?

RA : La commission contactera tout le monde, à condition que les responsables, qui sont partis et qui veulent revenir, respectent la réglementation intérieure. 

Le président Béji Caïd Essebsi salue son fils avant la signature des documents définissant la feuille de route pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, le 13 juillet 2016 (AFP)

Par exemple, il est dit clairement qu’est congressiste d’office un député du bloc parlementaire de Nidaa Tounes. 

Donc un député qui a quitté le bloc ne peut pas l’être. La seule condition pour participer est de rejoindre à nouveau le bloc parlementaire.

MEE Et le premier ministre Youssef Chahed, dont l’adhésion a été gelée en automne, allez-vous le contacter ?

RA : Je vais voir tout le monde, réellement. Mais comme je vous dis, il y a des conditions... Un adhérent a des droits et des devoirs.

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MEE : Des anciens de Nidaa Tounes, comme Mustapha ben Ahmed, estiment que le congrès sera truqué. Qu’en pensez-vous ?

RA : Peut-être qu’il lit dans l’avenir. Moi-même, qui organise le congrès, je ne peux pas vous dire quel sera le résultat. Il y a des gens qui ont adhéré à Nidaa qui ont leur propre vision et leurs propres objectifs et qui essayent par tous les moyens de semer le doute. 

Mustapha ben Ahmed n’est plus dans Nidaa ou dans son bloc parlementaire, il n’a donc pas le droit de parler de Nidaa. Moi je ne peux pas me permettre de parler de l’avenir du bloc qu’il dirige ou de ce que deviendra le parti politique qu’il pense créer.

Il y a beaucoup de déceptions, de reproches. Mais l’idéologie de Nidaa et son impact demeurent

MEE Craignez-vous la concurrence de ce nouveau parti ?

RA : Il y a déjà eu plusieurs tentatives : Machrouu Tounes, Beni Watani…  Je suis un homme de terrain. On a mené une campagne électorale pour les municipales, Nidaa reste le parti qu’on a connu en 2014. 

Il y a beaucoup de déceptions, de reproches. Mais l’idéologie de Nidaa et son impact demeurent. 

MEE Comment vivez-vous ces départs ? Il y a d’ailleurs eu une démission, celle de Zohra Driss, dans la liste que vous avez menée à Sousse en 2014…

RA : Sur la région, on était cinq élus. Seule une personne est partie. Malgré toutes les sollicitations, nous n’avons pas voulu trahir notre parti, nos électeurs, en dépit des moments difficiles par lesquels nous sommes passés. Nous sommes fiers de pouvoir terminer notre mandat en restant à Nidaa Tounes.

MEE Avez-vous un jour envisagé de partir de Nidaa Tounes ?

RA : J’ai envisagé de démissionner de ma fonction de député. Je ne trahis pas. Si je ne suis pas d’accord et si, réellement, je pense que je ne suis pas utile, je démissionne. 

Zohra Driss, députée de Sousse élue avec plus de 100 000 voix en 2014, a annoncé cet été sa démission du bloc Nidaa Tounes, parti qu’elle juge « fini » (AFP)

Mais je ne change pas de bloc et je ne monnaye pas ma place avec d’autres groupes. C’est ma conviction. Nous avons été élus sur la liste Nidaa Tounes. J’étais tête de liste. Je ne peux pas dire que j’ai été élu pour ma propre personne. 

Tant que les élections passent par des listes de parti, moralement, on ne peut pas changer, même s’il y a des différends. Je suis pour la résolution des problèmes à l’intérieur.

MEE Si vous avez pensé à démissionner en tant que député, est-ce directement lié aux problèmes de Nidaa ?

RA : Non, c’est au sujet de mon rôle et de ce que j’apporte en tant que député. Nous avons été élus avec un programme pour répondre aux attentes et résoudre les problèmes de nos concitoyens. 

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À un certain moment, j’ai fait le bilan et nous ne pouvons pas dire que nous avons fait beaucoup de choses. À partir de 2015, il fallait sauver le pays, le mettre au travail, faire les réformes pour sortir de la crise. Or nous avons continué à faire de la politique politicienne. 

Malgré la coalition qui avait une majorité, nous n’avons pas fait les réformes nécessaires, ni apporté des solutions pour notre jeunesse et nos concitoyens. 

En tant que chef d’entreprise [il a fondé et dirige Unimed, un laboratoire pharmaceutique basé à Sousse]collé à la réalité des citoyens, j’ai été déçu que nous perdions autant de temps à discuter de choses qui ne correspondent pas aux attentes des Tunisiens.

Malgré la coalition qui avait une majorité, nous n’avons pas fait les réformes nécessaires

MEE Est-ce que cette perte de temps est liée au fonctionnement du Parlement ?

RA : Ce n’est pas le Parlement qui est en cause. C’est le programme du gouvernement. Il y a une coalition de partis avec des priorités. Réellement, nous n’avons quasiment rien réalisé des objectifs fixés. 

Le problème de la Tunisie, c’est qu’il faut ramener la confiance, faire revivre l’espoir, remettre les gens au travail et créer de la richesse. Alors qu’actuellement, on s’endette pour payer les anciennes dettes et pour faire patienter les citoyens. 

En tant que chef d’entreprise, je pense qu’il ne s’agit que de calmants. Nous payons une facture très chère et on perd beaucoup de temps et d’opportunités.

MEE Les élections de 2019 pourraient-elles changer la donne ?

RA : Je garde espoir. Mais nous avons perdu beaucoup d’argent, de temps et d’opportunités. En ce qui concerne Nidaa Tounes, je voudrais un programme très précis avec des objectifs chiffrés qui reflèteraient une vision pour le pays. 

Pour le Premier ministre Youssef Chahed, la relance de l’économie, plombée par le recours à l’endettement, la corruption et le climat des affaires, est un vrai casse-tête (AFP)

Les paroles, les promesses et autres surenchères ne m’intéressent pas. Il faut des objectifs réalisables qui répondent aux attentes des Tunisiens. La priorité des priorités pour moi, c’est regagner la confiance, remettre à jour le rêve. 

Les gens ne croient plus en l’avenir. Tout le monde, tous nos cadres veulent quitter le pays. Nous avons du potentiel, nous pouvons réaliser beaucoup de choses. Notre pays peut résoudre ces problèmes.

MEE Pourquoi ne pas avoir réagi après les élections de 2014, au moment où Nidaa Tounes est sorti vainqueur ? 

RA : Nous ne l’avons pas fait, alors que nous aurions pu. C’est vrai qu’il y avait le terrorisme. Mais en parallèle, il fallait des responsables avec une expérience dans les secteurs économique, financier, social pour anticiper et résoudre ces problèmes. 

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Chaque jour qui passe, la facture devient plus importante, comme les difficultés. Nous arrivons à la fin. La Tunisie s’est trop endettée pour calmer les esprits à droite à gauche.

Ce n’est pas une manière de faire. Les gens ne croient plus au travail car les conditions de vie sont difficiles, l’inflation a augmenté, le pouvoir d’achat a baissé. En quatre ans, nous aurions pu réaliser énormément de choses.

MEE Redoutez-vous une multiplication des mouvements sociaux à l’approche du mois de janvier, traditionnellement sensible en Tunisie ?

RA : Cela fait plus d’un an que je vois des responsables, que je préviens de ces risques. Je vois les difficultés que les gens rencontrent alors que les responsables se chamaillent, se partagent le gâteau.

Je vois les difficultés que les gens rencontrent alors que les responsables se chamaillent, se partagent le gâteau

Il est logique qu’un jour les Tunisiens pensent à résoudre leurs problèmes par leurs propres moyens. Nous n’avons plus les moyens d’entrer dans une autre révolution. La première a coûté assez de temps, d’énergie et d’argent.

MEE L’un des problèmes rencontrés ces derniers temps, c’est la pénurie de médicaments, qui vous concerne particulièrement…

RA : Il y a eu la pénurie de médicaments, de lait, les coupures d’eau pendant l’été… Des choses essentielles dont nous n’avions jamais manqué en Tunisie. Le problème des médicaments date de plus de trois ans. Il fallait anticiper, c’était prévisible. 

Le problème du paiement des industries pharmaceutiques par la pharmacie centrale n’est pas nouveau. Il y a un déséquilibre financier : les caisses sociales perçoivent les cotisations de leurs adhérents mais ne paient pas l’assurance maladie parce qu’elles doivent payer les retraites et les salaires. 

« Le problème des médicaments date de plus de trois ans. Il fallait anticiper », selon Ridha Charfeddine (AFP)

Ensuite, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) est en cessation de paiement et ne paie pas les hôpitaux qui eux, ne paient pas la pharmacie centrale qui arrête de payer les industries pharmaceutiques. Donc les entreprises étrangères cessent de livrer. Il était évident que cette situation allait nous exploser à la figure. Il fallait des réformes !

MEE En tant que député, vous n’avez pas eu la force d’impulser ces réformes ?

RA : Ce n’est pas un député qui peut changer les choses. J’essaie d’attirer l’attention des gens sur les problèmes. Mais c’est une question de politique générale. Ce n’est pas le député qui fait la politique du gouvernement. 

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MEE Il y a très peu de lois sur initiative parlementaire. L’assemblée se limite à enregistrer les projets de loi du gouvernement…

RA : C’est déjà beaucoup de travail. Il y a eu beaucoup de projets de loi, d’élections, de crédit. 

Les députés travaillent, se mobilisent, je peux vous le certifier. Ils sont dans les commissions, en assemblée, ils posent des questions au gouvernement...

MEE : Est-ce qu’il y a, malgré tout, des lois votées qui vous ont satisfait ?

RA : Oui, la loi de réconciliation économique. Je suis pour la justice. Si quelqu’un a fauté, il doit payer. Mais cette loi amnistie les employés de l’État qui n’ont pas tiré un profit personnel des malversations qui ont eu lieu sous l’ancien régime. 

Cela ne sert à rien de mettre notre élite, nos cadres au frigo pendant cinq ou six ans, au moment où nous en avons le plus besoin

De par leur fonction, on leur a imposé de participer à cela. Mais il n’y a pas eu d’enrichissement personnel. Cela ne sert à rien de mettre notre élite, nos cadres au frigo pendant cinq ou six ans, au moment où nous en avons le plus besoin. 

Je suis pour que les personnes à un niveau de responsabilité directe soient poursuivies, pas ceux qui ont dû obéir. C’est la même chose pour les hommes d’affaires. 

Pourquoi geler leurs avoirs, les empêcher de voyager ? Rien n’avait bougé depuis 2011. Ce sont des sociétés bloquées qui perdent de la valeur. C’est un gaspillage. Je suis pour la justice transitionnelle. 

Ceux qui ont fauté doivent payer mais il faut éviter de dilapider cette richesse tunisienne. Cette loi a levé l’injustice sur beaucoup de gens.