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Iran : les chiffres de la conduite en état d’ivresse sont « alarmants »

Près de 3 000 personnes ont été arrêtées l’année dernière pour conduite en état d’ivresse rien que dans la capitale Téhéran
Des policiers iraniens se débarrassent de caisses d’alcool récupérées lors d’une saisie (AFP)

La police iranienne a arrêté 2 900 personnes conduisant en état d’ébriété à Téhéran au cours des douze derniers mois, a annoncé un haut représentant de l’État mardi dernier, décrivant le chiffre, dans le contexte de l’interdiction officielle de la consommation d’alcool dans la République islamique, d’« alarmant ».

Les contrevenants ont été mis en détention, a précisé le procureur général de la capitale iranienne Abbas Jafarabadi, selon son service de presse officiel.

L’alcool est interdit en Iran depuis la révolution de 1979 et ceux qui violent la loi peuvent se voir infliger une amende, être condamnés à des coups de fouet ou à la prison. Seule la minorité chrétienne du pays a le droit de produire du vin à des fins religieuses.

Cependant, la demande de toutes sortes de boissons alcoolisées alimente la contrebande en provenance des voisins de l’Iran que sont l’Irak et la Turquie. Les prix gonflés pratiqués par les réseaux illégaux ont également entraîné la production locale de bière, de vin et de spiritueux moins chers.

Selon les chiffres officiels, l’Iran compte 200 000 alcooliques sur une population de 79 millions de personnes. Certains experts pensent que plus d’un million d’Iraniens consomment de l’alcool régulièrement.

Ces dernières années, la police a commencé à utiliser des tests d’alcoolémie lors de contrôles routiers, reconnaissant l’ampleur du problème.

La contravention a également été doublée, passant de 2 000 000 de rials (environ 60 dollars) à 4 000 000 de rials.

Le communiqué citant Jafarabadi n’a pas fait mention de statistiques portant sur les arrestations en cas de conduite en état d’ivresse.

Traduction de l’anglais (original).