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Les Palestiniens commémorent la Nakba en pleurant les morts de Gaza

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Les Palestiniens commémorent la Nakba en pleurant les morts de Gaza

Les Palestiniens commémoraient ce mardi le 70e anniversaire de la Nakba, la « tragédie » de la création d'Isräel sur les terres de la Palestine historique en 1948, qui contraint quelque 750 000 Palestiniens à l’exil, dépossédés de leurs biens et de leur patrie.

Le bilan des victimes du lundi 14 mai, la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l’été 2014 à Gaza, a été révu à la hausse : 61 Palestiniens ont été tués, en majorité par des tirs de snipers israéliens et plus de 2 400 Palestiniens ont également été blessés.

Depuis le 30 mars dernier, date de la première "Grande marche du retour" qui se déroule tous les vendredis depuis, plus de cent Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne.

Mises à jour du direct

La procureure de la CPI promet de « prendre toute mesure appropriée »
3 années ago

Fatou Bensouda, procureure de la CPI (Facebook)

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a affirmé mardi qu'elle suivait de près les violences à Gaza et a promis de « prendre toute mesure appropriée ».

« Mon équipe suit attentivement les développements sur place et examine tout crime présumé qui pourrait être du ressort » de la CPI, a-t-elle déclaré à l'AFP, affirmant que « la violence doit cesser ».

Elle a demandé à « tous les protagonistes de s'abstenir d'aggraver cette situation » et à l'armée israélienne « d'éviter d'user de la force de manière excessive ».

L'Autorité palestinienne a rejoint la CPI en janvier 2015 en signant le Statut de Rome qui a créé la CPI. La Cour est compétente pour juger les crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

À la demande des Palestiniens, Fatou Bensouda avait ouvert en 2015 une enquête sur des crimes présumés commis lors de la guerre à Gaza en 2014.

Elle a rapellé mardi que « la situation en Palestine est sous le coup d'une enquête préliminaire menée par mes services ».

« Je suivrai la situation et je prendrai toute mesure appropriée dans le cadre de mon mandat défini par le Statut de Rome », a-t-elle promis, se disant « bouleversée » par le bilan des violences de lundi.

EN DIRECT : Réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation à Gaza
3 années ago

À Gaza, une famille pleure son bébé, mort asphyxié par du gaz lacrymogène
3 années ago

Leïla al-Ghandour, huit mois, est décédée après avoir respiré des gaz lacrymogènes (AFP)

Dans une dernière étreinte, Mariam al-Ghandour serre contre elle le tout petit corps de sa fille Leïla, en larmes. « Les Israéliens l'ont tuée », sanglote-t-elle.

Selon le ministère de la Santé gazaoui, le bébé, âgé de seulement huit mois, est décédé après avoir inhalé du gaz lacrymogène pendant les affrontements entre manifestants palestiniens et soldats israéliens lundi près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

La famille met l'accent sur la responsabilité de l'armée israélienne qui a lancé les grenades lacrymogènes, plutôt que sur la suite d'événements qui a conduit ce bébé à se retrouver à proximité de la frontière avec Israël, lors de la journée la plus meurtrière du conflit depuis quatre ans.

Au moins 60 Palestiniens ont été tués lundi par des soldats israéliens, portant à 114 le nombre de décès côté gazaoui depuis le début des manifestations le 30 mars.

Anwar al-Ghandour, le père de Leïla (Twitter)

Leïla est un cas particulier : alors que la grande majorité des victimes ont été tuées par des tirs de snipers, elle a succombé à l'inhalation de gaz lacrymogènes, temporairement douloureux pour les adultes mais potentiellement dangereux pour les enfants.

Sa mère Mariam, âgée de 17 ans, a expliqué avoir eu rendez-vous chez le dentiste. « J'ai donc laissé Leïla avec mes frères, à la maison », raconte-t-elle à l'AFP depuis le domicile familial, à l'est de la ville de Gaza. « Mon petit frère l'a prise avec lui et l'a conduite à la frontière. »

Au fond de la pièce, Ammar, 11 ans, sanglote sans pouvoir s'arrêter, les yeux fixés sur le corps du bébé, peu avant les funérailles qui se sont déroulées en présence de plusieurs dizaines de personnes.

Il assure avoir pensé que sa sœur Mariam était à la frontière avec sa mère et d'autres membres de la famille. « Alors je l'ai prise avec moi dans le bus », explique-t-il en parlant de Leïla. « Je me sens responsable » de sa mort, concède-t-il.

Il a finalement rejoint sa mère Heyam près de la frontière et lui a confié le bébé. Ils ne sont restés sur place que quelques minutes, avant d'être pris sous les tirs de grenades lacrymogènes, précise Heyam. 

Leïla al-Ghandour, huit mois, fait partie des plus de 60 personnes tuées depuis lundi (AFP)

« Je pouvais à peine respirer », décrit-elle. « Nous nous sommes éloignés et j'ai confié Leïla à ma sœur puis nous sommes allés chercher deux autres enfants pour pouvoir partir. »

« Elle a bu du jus mais elle pleurait énormément », poursuit-elle. « Et puis elle s'est tue. Je pensais qu'elle dormait. »

Ce n'est qu'en sortant du bus que la famille s'aperçoit que l'enfant est devenue bleue.

« Je me suis précipitée à l'hôpital, ils m'ont alors dit qu'elle était morte depuis plus d'une heure. »

Des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis lundi devant la barrière qui sépare la bande de Gaza d'Israël pour protester contre l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem le même jour, mais aussi pour réclamer le droit au retour sur les terres dont ils ont été chassés à la création d'Israël en 1948.

Seul un petit nombre a cherché à franchir la barrière. Les soldats israéliens ont lancé des grenades lacrymogènes et des snipers ont tiré sur la foule.

Israël fait face aux critiques internationales pour usage excessif de la force mais affirme avoir agi afin de se protéger d'éventuelles incursions de l'autre côté de la barrière qui le sépare de la bande de Gaza. 

(AFP)

La Nakba, 70 ans après : ce que les jeunes Palestiniens espèrent pour l’avenir
3 années ago

Les conditions de vie dans les camps de réfugiés, notamment la pauvreté, la surpopulation, les infrastructures de mauvaise qualité et le manque d’espace public, sont aggravées par les raids réguliers, de jour comme de nuit, des forces israéliennes, les nombreuses arrestations et les innombrables victimes dues à l’utilisation de balles réelles et de gaz lacrymogènes par l’armée.

Inas, future avocate âgée de 24 ans, explique : « La Nakba est ma réalité quotidienne dans le camp de réfugiés. Chaque jour, l’armée israélienne pénètre ici et nous tire dessus, c’est la Nakba. Avoir vu mon voisin se faire tirer dessus et se faire tuer juste devant chez moi, c’est la Nakba. »

Inas : « La Nakba est ma réalité quotidienne dans le camp de réfugiés » (Chloé Benoist/MEE)

Ghaida, qui a également étudié le droit, décrit ce qu’elle considère comme l’oppression quotidienne des forces israéliennes. Pour elle, il s’agit d’une tentative délibérée de créer une « culture de la peur et de la soumission » parmi les réfugiés.

« La Nakba n’est pas seulement les terres qui nous ont été prises », estime-t-elle. « Bien sûr, les terres nous ont été prises et devraient être restituées, mais on m’a également privée de droits qui devraient être rétablis. »

« J’ai le droit de vivre en paix, le droit à une bonne éducation. La Nakba est essentielle pour les réfugiés, car ils ont été dépossédés des droits de l’homme. »

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Alger condamne officiellement, mais la rue reste vide
3 années ago

Le journaliste de la télévision nationale, Omar Hamdane, blessé par des tirs de l'armée israélienne à Gaza (Twitter/RSF)

par Adlène Meddi à Alger

Alger, où les manifestations publiques sont interdites, n’a pas connu de démonstration populaire de soutien aux Palestiniens au lendemain des événements du 14 mai.

Une sortie de l’ex-leader du Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj, a rapidement été interdite par la police lundi, alors que l’ex-imam voulait « marcher » vers l’ambassade américaine sur les hauteurs de la ville.

Par ailleurs, les policiers se sont massivement déployés dans les rues de la capitale pour faire avorter une marche des médecins résidents, en grève depuis plusieurs semaines.

À LIRE ► Entre l’Algérie et la Palestine, il y a bien plus que de la politique

La solidarité des Algériens s’est manifestée autrement ce mardi, particulièrement sur les réseaux sociaux, via des commentaires sur les informations provenant des territoires palestiniens, pendant que les médias officiels ou privés proches des autorités diffusaient en boucle la visite du président Abdelaziz Bouteflika dans la capitale pour inspecter le nouveau siège d’une confrérie religieuse et le chantier de la Grande mosquée d’Alger.

Tard dans la matinée, les Affaires étrangères algériennes ont condamné « avec la plus grande vigueur le bain de sang perpétré à Gaza par les forces d’occupation israéliennes contre des manifestants palestiniens sans défense », selon les propos du porte-parole de la diplomatie algérienne.

Du côté des partis politiques, le Mouvement pour la société de la paix (MSP, tendance Frères musulmans) a publié sur son site web un communiqué condamnant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et « le silence arabe » face à cette décision.

Même position de la part d’Ennahda, un autre parti islamiste. De son côté, le Front de l’Algérie nouvelle a organisé une rencontre dans son siège à Alger pour dénoncer la politique israélienne.

Mais c’est la presse qui a le plus commenté et médiatisé les événements de Gaza.

« Alors qu'au même moment, l'armée sioniste tuait 52 manifestants palestiniens et en blessait 1 600 autres à Gaza et en Cisjordanie occupée, les pays arabes répondaient par un silence assourdissant, avec à leur tête le gardien des lieux saints et celui qui préside le comité Al-Quds, preuve que depuis l'élection du président américain actuel, la politique brutale de Benyamin Netanyahou s'est imposée non seulement dans les territoires occupés, mais aussi au-delà, jusqu'à profaner la ville sainte de l'islam », relève L’Expression.

Pour sa part, Le Quotidien d’Oran soulignait que « l'assassinat pratiquement en direct de plusieurs dizaines de Palestiniens en cette journée de veille de Nakba n'a pas provoqué de réaction d'un ensemble de pays arabes pourtant prompts à s'entredéchirer, mais qui pensent qu'Israël pourrait être une solution contre le problème iranien ».

Un Palestinien tué à Gaza par des tirs israéliens à la frontière
3 années ago

Le ministère de la Santé à Gaza a rapporté que Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans, avait été abattu par les forces israéliennes à l’est du camp de réfugiés d’al-Bureij, dans le centre de Gaza.

Son décès porte à 61 le nombre de personnes tuées depuis hier dans la bande de Gaza.

« Gaza est noyée dans le chagrin » : des milliers de Palestiniens enterrent leurs morts
3 années ago

Des milliers de Gazaouis ont participé ce mardi aux funérailles des personnes tuées lundi par l’armée israélienne.

Des parents et amis se pressaient autour des corps de leurs proches enveloppés dans des drapeaux palestiniens ou de simples linceuls blancs afin de les embrasser une dernière fois.

Dans certaines funérailles, des coups de feu ont été tirés en l’air pendant que les familles endeuillées scandaient : « Il n’y a de Dieu que Dieu » et « Avec nos âmes, avec notre sang, nous vous honorerons, Oh martyrs ».

Un moment fort en émotion, en particulier lors des funérailles de Leila al-Ghandour, âgée de huit mois, enfant unique de ses parents.

La mère de Leila al-Ghandour embrasse sa fille, âgée de huit mois, décédée après avoir inhalé du gaz lacrymogène

« Gaza est noyée dans le chagrin », nous a confié le correspondant de MEE à Gaza, Mohammed Asad. « En ce moment, il n’y a pratiquement aucun quartier à Gaza sans une tente de deuil. »

« Les gens sont très en colère et demandent vengeance. Des appels ont été lancés pour plus de manifestations dans les prochains jours », a précisé Mohammed Asad.

La famille enterre la petite Leila al-Ghandour, drapée dans un drapeau palestinien

Des hommes portent le corps de l'un des 60 Palestiniens tués par les forces israéliennes à Gaza

La Turquie expulse l’ambassadeur d’Israël
3 années ago

L’ambassadeur israélien en Turquie, Eitan Naeh, a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères à Ankara et prié de quitter le pays en raison des violences à Gaza.

Sollicité par MEE, le ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter l’incident.

VIDÉO : Israël utilise des drones pour larguer du gaz lacrymogène sur les manifestants palestiniens
3 années ago
53 Palestiniens blessés à Beit El, en Cisjordanie
3 années ago

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré qu’au moins 53 Palestiniens avaient été blessés par les forces de sécurité israéliennes lors de manifestations près de la colonie israélienne de Beit El, en Cisjordanie occupée.

23 ont été blessés par inhalation de gaz, 30 par des balles recouvertes de caoutchouc.

La Ligue arabe appelle la CPI à ouvrir un enquête sur « les crimes de l'occupation » contre les Palestiniens
3 années ago

« Israël est une entité oppressive et meurtrière » a déclaré ce mardi la Ligue arabe (AFP)

La Ligue arabe a appelé mardi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir rapidement une enquête sur « les crimes de l'occupation israélienne » contre les Palestiniens.

« Israël est une entité oppressive et meurtrière et ses politiciens et militaires doivent être traduits devant la Cour pénale internationale », a déclaré Amjad Shamout, le président de la commission permanente des droits de l'homme de cette organisation panarabe, dans un communiqué.

« On nous a tout pris, même le droit d’être acteurs de nos révoltes »
3 années ago

Ici aussi, les Palestiniens assistent médusés à cette déferlante de larmes et de sang qui inonde les téléviseurs.

« C’est un massacre. Regardez les images. Regardez les photos que nous recevons. Personne ne peut contredire cela »

- Abou Tareq, réfugié palestinien du camp de Burj el-Barajneh, au Liban

« C’est un massacre. Regardez les images. Regardez les photos que nous recevons. Personne ne peut contredire cela », s’exclame celui que l’on appelle ici Abou Tareq. Il est responsable de l’un des deux comités de surveillance du camp. Ici non plus, l’armée libanaise n’entre pas, et les Palestiniens doivent organiser leur propre sécurité.

Il est à peine 18 heures quand le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prend la parole à la télévision. Dans un contexte politique et géopolitique explosif, les Palestiniens l’écoutent avec attention. L’un d’entre eux s’exclame : « Ici, nous sommes spectateurs. Nous ne pouvons rien faire. On nous a tout pris, même le droit d’être acteurs de nos révoltes ».

Dans ce camp d’1 km2, près de 45 000 personnes s’entassent, dont environ « 30 % de gens en provenance de Syrie, qu’ils soient des réfugiés palestiniens ou tout simplement des Syriens ayant fui la guerre », commente Abou Tareq.

Câbles électriques suspendus au-dessus des rues du camp de Burj el-Barajneh (MEE/Laurent Perpigna Iban)

Son compagnon, Abou Abdallah, responsable du FPLP dans le camp, fustige le traitement réservé aux Palestiniens par le gouvernement libanais : « La situation économique dans le camp est en dessous de zéro. Les lois libanaises interdisent l’accès au monde du travail à beaucoup de Palestiniens, puisque la plupart des métiers nous sont interdits. Personne ne peut acheter une maison en dehors des camps. Tout est contrôlé ».

La nuit tombe sur le camp. Les deux hommes nous mènent dans un dédalle de ruelles très étroites. Il n’y a plus de couverture téléphonique. Nous évoluons dans un labyrinthe sombre et obscur, où s’entrecroisent enfants et hommes armés.

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La Turquie appelle les pays musulmans à « reconsidérer » les relations avec Israël
3 années ago

Le Premier ministre turc Binali Yıldırım a appelé mardi les pays musulmans qui entretiennent des relations avec Israël à les « reconsidérer » au lendemain de la mort de 60 Palestiniens sous les balles israéliennes.

Binali Yıldırım a en outre appelé à la tenue vendredi en Turquie d’un « sommet extraordinaire » de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), mais il n’était pas clair dans l’immédiat si une telle réunion se tiendrait effectivement au niveau des chefs d’État. 

Des représentants musulmans au sommet de l’OCI à Istanbul en décembre 2017. L’Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés n’avaient pas envoyé leurs chefs d’État (AA)

« Les pays musulmans doivent reconsidérer leurs relations avec Israël. Le monde musulman doit agir d’une manière collective et parler d’une seule voix face à ce massacre », a déclaré Binali Yıldırım lors d’une réunion à Ankara du groupe parlementaire du parti au pouvoir, l’AKP.

La Turquie est le président en exercice de l’OCI, qui s’était réunie en sommet à Istanbul en décembre à l’appel du président turc Recep Tayyip Erdoğan pour condamner la décision de son homologue américain Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

À LIRE ► MBS officialise des décennies de rapprochement entre l’Arabie saoudite et Israël

Un responsable du ministère turc des Affaires étrangères parlant sous couvert d’anonymat a affirmé que la nouvelle réunion de l’OCI se tiendrait vendredi à Istanbul.

Un rassemblement, qui s’annonce imposant, doit se tenir vendredi à 12 h GMT Istanbul à l’appel du président Erdoğan sous le slogan « Halte à l’oppression », en signe de solidarité avec les Palestiniens.

Ankara entretient des rapports délicats avec Israël. Si les autorités turques ont conclu en 2016 un accord de normalisation des relations avec Israël censé mettre un terme à plusieurs années de froid diplomatique entre les deux pays, elles continuent de critiquer régulièrement la politique israélienne.

Au Maroc, Mohammed VI « inquiet » et « préoccupé »
3 années ago

Mohammed VI a exprimé une « profonde inquiétude et préoccupation » devant la mise en œuvre de la décision de l’administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël (AFP)

par Reda Zaireg, à Rabat

Le roi Mohammed VI a adressé lundi 14 mai une lettre à Mahmoud Abbas, suite au transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Il a exprimé son soutien au président palestinien, et a dit suivre avec une « profonde inquiétude et préoccupation la mise en œuvre de la décision de l’administration américaine de reconnaître Al-Quds comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade ».

Le souverain marocain a également insisté sur « l’importance extrême de la ville d’Al-Quds, non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les adeptes des trois religions monothéistes, et que toute atteinte au statut juridique et historique reconnu d’Al-Quds, renferme le danger d’entraîner la question palestinienne dans les méandres des conflits religieux ».

À LIRE  Mohammed VI dénonce la politique « inacceptable » d’Israël à Jérusalem

Amplement suivies au Maroc, les manifestations qui se sont tenues à Gaza ont suscité un déluge de réactions, à mesure que le bilan humain ne cessait de s'aggraver.

Traduction : « Faites-vous plaisir et regardez @4noura donner des détails : ‘’En prison, les Palestiniens ont eu le choix de décorer leur cellule comme ils le voulaient’’ »

Lundi à Rabat, devant le Parlement marocain, une manifestation organisée par la Coalition nationale pour la Palestine et contre la normalisation a vu la participation de plusieurs dizaines de personnes, dont certaines figures politiques connues : les parlementaires Abdelali Hamieddine et Amina Maelainine, du Parti de la justice et du développement (PJD, islamistes), Khadija Ryadi et Abdelhamid Amine, figures de la défense des droits humains au Maroc.

Au micro du site d'information Hespress, Hamieddine a déclaré que cette marche était une « réaction instantanée au massacre perpétré par l'armée israélienne », qui vise à empêcher les Palestiniens à « exercer leur droit au retour », selon ses termes. 

Traduction : « Chaque Palestinien qui est mort aujourd’hui compte, chacun d’eux avait une famille, des amis, des gens qui les aimaient. Chacun d’eux avait des rêves et des projets qu’il/elle voulait réaliser. Ils ne sont pas des chiffres. Ils ne sont pas des chiffres »

Trump et Gaza, vus par les caricaturistes
3 années ago

Dessin de l’Algérien Salim Zerrouki

Une caricature valant mille mots, plusieurs dessinateurs ont résumé la journée de lundi, la plus meurtrière depuis la guerre contre Gaza de 2014, et le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem en Israël par des caricatures largement partagées sur les réseaux sociaux.

Pour le caricaturiste Patrick Chappatte, « Jérusalem fête et Gaza s'enflamme »

D’autres caricaturistes ont opté pour la dérision, à l’instar d’Emmanuel Chaunu : 

Le caricaturiste Christian Creseveur a commenté « Israël célèbre l'ambassade américaine à Jérusalem par un massacre à Gaza » 

Le caricaturiste Plantu, dans le journal Le Monde, oppose la célébration dans la joie et la destruction dans le sang :