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Trump a bénéficié de la diffusion de fausses informations par la Russie, selon des chercheurs

Une étude indique que Moscou a utilisé les réseaux sociaux, les trolls sur internet ainsi que les réseaux d’informations russes pour promouvoir de fausses informations lors des élections
RT a dénoncé le Washington Post pour ce qu'il appelle ironiquement un article fallacieux (AFP)
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Des chercheurs cités par les médias américains ont accusé la Russie d’avoir diffusé de la propagande et de « fausses informations » pour bénéficier au président élu Donald Trump pendant la campagne électorale.

Au-delà de l’admiration mutuellement avouée de Trump et du président russe Vladimir Poutine, ainsi que des emails piratés du Comité national démocratique, un rapport inédit cité par le Washington Post indique que Moscou a utilisé les réseaux sociaux, les trolls sur internet et les réseaux d’informations russes, y compris RT et Sputnik, pour promouvoir de fausses informations au cours de la saison électorale.

L’étude a été réalisée par PropOrNot, un groupe non partisan qui se décrit comme « un effort pour empêcher la propagande de fausser les discussions politiques américaines ».

Le Washington Post s'est également appuyé sur un autre ensemble de données, rassemblées par les analystes Clint Watts, Andrew Weisburd et J M Berger.

Dans un long article publié plus tôt ce mois-ci, les trois chercheurs ont écrit que la propagande russe visait à fracturer les relations entre élus et citoyens dans les pays démocratiques, promouvoir un programme politique russe et engendrer la méfiance et la confusion parmi le public en « brouillant les lignes entre fait et fiction ».

Leur étude est intitulée « Trolling for Trump: How Russia is trying to destroy our democracy » (« Troller pour Trump : Comment la Russie tente de détruire notre démocratie »).

« L'élément le plus accablant des mesures actives prises en ligne par la Russie au cours de l’année écoulée concerne la campagne présidentielle de Donald Trump », ont écrit les analystes. « La promotion russe de Trump n’a pas seulement affecté Clinton, mais a probablement aidé à écarter, début 2016, les autres candidats du Parti républicain ayant une vision plus traditionnelle de la politique étrangère opposée à la Russie ».

Les chercheurs ont déclaré qu'ils avaient trouvé une « cohérence choquante » dans les messages de certains réseaux sociaux liés à la Russie.

RT a riposté en accusant le Washington Post d’avoir donné de la crédibilité à ces rapports, disant que l'article du journal américain était « un peu de dinde ». Le réseau d’informations russe a également dénoncé le Washington Post pour un « article sensationnaliste et alarmiste sur des articles communiquant de fausses informations qui s'est avéré être lui-même, et bien, plein de contrefaçons ».

Mercredi, le parlement européen a condamné les efforts de « propagande » de la Russie, accusant RT de diffuser des informations « absolument fausses ».

Trump met depuis longtemps l’accent sur la coopération avec la Russie, en particulier sur le dossier syrien. Vendredi, il a nommé Kathleen McFarland, qui a un jour déclaré que Poutine méritait le prix Nobel de la paix, au poste de vice-présidente de la sécurité nationale.

Traduit de l’anglais (original).