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La Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite acceptent de faire pression sur les rebelles syriens

Selon Moscou, ces États ont convenu d’éloigner les combattants rebelles des militants du Front al-Nosra à Alep
Au moins 430 personnes ont été tuées dans les bombardements visant l'est d'Alep depuis le 22 septembre (AFP)

La Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite ont accepté de tenir des pourparlers avec les États-Unis et la Russie sur les efforts à mener pour distancer les combattants de l'opposition syrienne du Front al-Nosra lié al-Qaïda, a déclaré lundi l'ambassadeur de la Russie, Vitaly Churkin.

« Ces pays ont exprimé leur intention de travailler dur avec ces groupes modérés de l'opposition afin qu'ils soient séparés d’al-Nosra », a-t-il annoncé aux journalistes.

La Russie a demandé à plusieurs reprises par le passé à ce que les rebelles syriens se détachent d’al-Nosra comme condition pour raviver un cessez-le-feu à Alep.

Al-Nosra a annoncé qu’il avait coupé ses liens avec al-Qaïda en juillet, se renommant Fatah al-Sham, mais Washington, Moscou et l'ONU le considèrent encore comme une organisation terroriste.

La Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite soutiennent tous des groupes armés qui combattent les forces gouvernementales dans la guerre en Syrie.

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni à huis clos pour discuter de la dernière série de pourparlers tenue à Lausanne le week-end dernier, afin de tenter de relancer les efforts diplomatiques.

Au cours de son compte-rendu au Conseil, l’envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a indiqué que « de nouvelles idées [avaient] été émises » au cours des pourparlers de Lausanne, mais que « des différences significatives demeur[aient] » sur la voie à suivre, ont confié des diplomates.

Churkin a affirmé que les combattants d’al-Nosra devaient être forcés de quitter Alep « ou devront être vaincus », ajoutant que leur départ ouvrirait la voie à un cessez-le-feu.

Si les combattants d’al-Nosra quittent Alep, « il a été entendu à Lausanne qu’alors l'opposition modérée et le gouvernement syrien entreront en négociation pour une cessation des hostilités qui permettra d'empêcher l'effusion de sang et la perte de vies », a-t-il dit.

L'émissaire russe a cité des chiffres fournis par de Mistura selon lesquels quelque 900 combattants à Alep appartiendraient à al-Nosra, contre 10 000-12 000 autres rebelles de l'opposition.

Traduit de l’anglais (original).