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L’armée syrienne lance une « opération majeure » alors qu’expire la période de trêve

Des sources militaires ont annoncé aux agences de presse que l’armée a progressé après avoir contré une « énorme attaque » du groupe Faylaq al-Sham, alors que la trêve arrive à échéance dans quelques heures
L’armée syrienne dit avoir « contré une énorme attaque du groupe Faylaq al-Sham » (AFP)

L’armée syrienne a déclaré qu’elle lançait une « opération majeure » contre les rebelles à Damas lundi, dans un contexte d’escalade des violences alors qu’on s’avance vers la fin d’un cessez-le feu de sept jours.

Lundi, de violents affrontements ont été entendus à travers Damas tandis que l’armée syrienne lançait son attaque contre les forces rebelles, selon l’agence de presse AFP.

« L’armée a contré une énorme attaque du groupe Faylaq al-Sham et commence une opération militaire majeure aux abords de la capitale », a déclaré une source militaire à l’agence.

Ces violences interviennent quelques heures avant la fin d’un cessez-le feu d’une semaine. Une source militaire de haut rang à Damas a déclaré à l’AFP que la trêve prendrait fin plus tard à 19 heures (16 heures GMT) si aucune prolongation n’était annoncée.

Le cessez-le-feu déjà fragile a été compromis par les attaques du week-end : des bombes-barils ont été signalées dans la ville assiégée d’Alep et une frappe aérienne américaine a tué par erreur plus de 60 soldats syriens à Deir ez-Zor.

Pendant ce temps, les livraisons d’aide humanitaire des Nations unies n’ont toujours pas été acheminées.

Un arrêt des combats autour d’Alep et la livraison de l’aide humanitaire si nécessaire étaient des éléments clés de l’accord fragile qui a pris effet lundi dernier.

Les soutiens du cessez-le-feu, la Russie et les États-Unis, se sont accusés mutuellement et leurs relations se sont davantage tendues après qu’un raid américain a tué des dizaines de soldats syriens samedi.

Certains groupes rebelles syriens ont également exprimé leur pessimisme quant au cessez-le-feu.

« Je pense qu’il a échoué et a pris fin en pratique », a déclaré Zakaria Malahifji, chef du bureau politique du groupe Fastaqim basé à Alep, ajoutant qu’il restait à voir si quelque chose pouvait être fait « en théorie » pour le sauver.

 

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.