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Syrie : premières frappes aériennes sur Alep depuis le début du cessez-le-feu

Un porte-parole de Fateh al-Sham a déclaré que les rebelles « ne permettraient pas que le siège d’Alep se poursuive »
La photo de cette fillette, Safa Mohammad, 3 ans, prise en charge après les attaques de dimanche après-midi à l'est d'Alep, selon des médecins de Syrian American Medical Society (SAMS), a fait le tour des réseaux sociaux (Twitter)
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Quatre frappes aériennes ont ciblé ce dimanche des quartiers d’Alep tenus par des rebelles. Il s'agit des premiers raids menés sur la ville malmenée depuis que la trêve est entrée en vigueur, lundi dernier.

Selon Zouhir al-Shimale, le collaborateur de Middle East Eye à Alep, « les bombardements visaient les quartiers rebelles mais les populations civiles autour ont été touchées. Une femme a été tuée dans la région de Sakour ».

Traduction : Sur la télécommande : « cessez-le-feu », « lecture ». Sur le sablier : Alep

L’Observatoire syrien pour les droits de homme a rapporté que plusieurs personnes ont été blessées mais n’a pas pu donner de détails sur les victimes, ni identifier les auteurs des frappes.

Une pause dans les combats autour d’Alep et la distribution de l’aide humanitaire étaient les points les plus importants de la trêve fragile négociée entre les États-Unis et la Russie.

Alors que les lignes de front sont restées calmes, les civils assiégés dans les quartiers attendent encore de recevoir les aides alimentaires promises. On estime à 250 000 le nombre de personnes à endurer le siège du gouvernement dans la moitié est de la ville depuis début septembre.

Les groupes rebelles, qui n’ont pas encore signé officiellement l'accord de cessez-le-feu, promettent régulièrement de briser le siège.

Le chef de Fateh al-Sham, le nouveau nom du Front al-Nosra après sa rupture avec al-Qaïda, a déclaré samedi en fin de journée que les combattants de l’opposition feraient tout ce qu’ils pourraient pour en finir avec le siège.

« Jamais nous, ni les groupes rebelles, ne permettront au siège d’Alep de se poursuivre », a promis Abu Mohamed al-Jolani.

Colline stratégique reprise à l'EI

Traduction : « URGENT : 4 frappes aériennes rapportées en ce moment à l'est d'#Alep. Les premières depuis le #cessezlefeu en Syrie qui a commencé il y a 6 jours »

Samedi, l’armée syrienne a repris le contrôle de collines stratégiques tombées aux mains du groupe État islamique (EI) après le bombardement de ses bases, vendredi, par la coalition menée par les Américains. Damas a rapporté avoir lancé l’attaque sur Jabal Thardah contre les combattants de l’EI qui avaient encerclé des positions clés du gouvernement.

La coalition menée par les États-Unis a confirmé dans un communiqué samedi avoir bombardé par erreur une base militaire syrienne, tuant des dizaines de soldats du gouvernement syrien. Washington a arrêté les attaques sur la base aérienne après que la Russie a notifé au commandement de la coalition qu’ils étaient en train de bombarder une base aérienne syrienne.

Le gouvernement syrien a réagi avec colère aux attaques américaines en disant qu’il avait été obligé de retirer ses troupes des collines surplombant la base aérienne assiégée dans les environs de la ville de Deir Ezzor. Ces collines sont essentielles pour le gouvernement syrien : leur contrôle permettrait aux militants de l’EI d’abattre les avions décollant de la base.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme, au moins 30 combattants de l’EI ont été tués dans une contre-offensive de l’armée.

Buthaina Shaaban, la conseillère politique et médiatique du président Bachar al-Assad a déclaré que la frappe contre les militaires syriens était « intentionnelle », mais que Damas restait engagée dans cette trêve fragile.

« Dans les faits sur le terrain, rien ne montre qu’il s’agit d’une erreur ou d’une coïncidence », a-t-elle déclaré à l’AFP dans un entretien téléphonique depuis Damas.

Plus de 300 000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre en Syrie, qui a éclaté en mars 2011 avec les manifestations appelant au départ de Bachir al-Assad.

Traduit de l'anglais (original).