Le journaliste Bilal Abdul Kareem poursuit en justice le gouvernement américain

Le journaliste Bilal Abdul Kareem poursuit en justice le gouvernement américain

#DroitsdelHomme

Les avocats du correspondant de MEE en Syrie et d’un ancien chef de bureau d’Al Jazeera affirment que les deux journalistes ont été « ciblés pour êtres tués » par le gouvernement américain
 

Le journaliste Bilal Abdul Kareem couvre le nord de la Syrie contrôlé par les rebelles (Twitter)
- Simon Hooper's picture
31 mars 2017
Last update: 
Friday 31 March 2017 12:58 UTC
Last Update French: 
31 mars 2017

Les avocats de Bilal Abdul Kareem, un journaliste américain basé dans le nord de la Syrie, contrôlé par les rebelles, et l’ancien chef de bureau d’Al Jazeera ont poursuivi en justice le gouvernement américain, qui, selon eux, les a placés sur « liste noire ».

Le groupe de défense des droits de l’homme Reprieve a intenté un procès au nom de Bilal Abdul Kareem et d’Ahmad Zaidan, l’ancien chef de bureau d’Al Jazeera Arabic à Islamabad, devant la cour fédérale américaine de Washington ce jeudi.

La plainte déclare que les accusés ont placé Kareem et Zaidan sur « liste noire », et qu’en conséquence ils ont été « ciblés pour être tués ».

Traduction : « Mes avocats viennent de poursuivre en justice l’administration de Trump pour m’avoir placé avec le journaliste d’Al Jazeera Ahmad Zaidan sur une liste noire »

Bilal Abdul Kareem, qui écrit occasionnellement pour Middle East Eye, et Ahmad Zaidan soutiennent qu’ils ont été placés par erreur sur la liste par l’administration de l’ancien président Barack Obama, et que leurs noms apparaissent toujours sur la liste de façon illégale depuis que le président américain Donald Trump a pris ses fonctions.

Kareem a décrit l’année dernière pour MEE comment il était sorti indemne d’une possible frappe de drone qui a détruit le véhicule dans lequel il se trouvait.

Il était en train de filmer en extérieur avec son équipe et attendait d'interviewer un combattant de l'ancien front al-Nosra affilié à al-Qaïda lorsque l’attaque a eu lieu en juillet 2016.

« Nous étions dans la voiture et tout est devenu très sombre tout à coup », a expliqué Bilal Abdul Kareem à MEE lors d’une interview via Skype.

« J’ai pensé qu’ils avaient frappé le sol et que le sol s’était ouvert, et que la voiture tombait dans cette faille. Mais en réalité, lorsque la voiture a été touchée, elle s’est envolée, s’est retournée et s'est retrouvée en sens inverse, renversée sur le côté. »

 

Traduit de l'anglais (original).