Le président Bouteflika à Grenoble pour « des examens médicaux »

Le président Bouteflika à Grenoble pour « des examens médicaux »

#Algérie

Alors que le secrétaire général de son parti a affirmé la semaine dernière qu’il allait « se remettre à marcher », le président algérien s'est rendu ce lundi à Grenoble, en France, pour des contrôles médicaux

Abdelaziz Bouteflika pourrait, selon le secrétaire général du FLN, briguer un cinquième mandat en 2019 (AFP)
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07 novembre 2016
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Tuesday 8 November 2016 6:08 UTC
Last Update French: 
08 novembre 2016

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est arrivé ce lundi à Grenoble (France) pour une visite privée durant laquelle il effectuera des « contrôles médicaux périodiques », a annoncé la présidence de la République par l’agence de presse officielle, l’APS.

« Des policiers en civil ont été postés devant la clinique où se trouvent plusieurs voitures de CRS », a rapporté à Middle East Eye une source sur place.

L’état de santé du chef de l’État algérien, 79 ans, victime d’un AVC au printemps 2013, inquiète de manière cyclique la société civile et l’opposition.

Officiellement, Abdelaziz Bouteflika ne s’était pas rendu à Grenoble depuis le 3 décembre dernier.

Le 15 novembre, il avait également été admis dans le plus grand secret dans une clinique de la ville, la clinique d'Alembert, malgré un démenti de la présidence. Mais le quotidien régional Le Dauphiné Libéré avait révélé sa présence dans un service de cardiologie et maladies vasculaires où travaille Jacques Monségu, un ex-professeur de cardiologie de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. C’est dans cet établissement que le chef de l’État avait été soigné pendant presque trois mois après son AVC.

En avril dernier, quelques jours après le tweet du Premier ministre français Manuel Valls le montrant très affaibli, une « visite privée » à Genève « pour un contrôle médical périodique » avait également été annoncée.

Après de nombreuses rumeurs ayant annoncé le décès du chef de l’État, la présidence, qui ne communiquait pas ses déplacements pour soins en France et en Suisse, a finalement pris l’habitude de les rendre publics.

Cette visite à Grenoble survient alors que mardi dernier, Djamel Ould Abbès, le nouveau secrétaire général du FLN, le parti du pouvoir, a évoqué « une évolution très favorable » en parlant de la santé d’Abdelaziz Bouteflika.

L’ancien ministre a même affirmé que le président allait « se remettre à marcher dans quelques mois ».



Caricature du Hic dans El Watan le 5 novembre

Juste après sa nomination, le 22 octobre, Djamel Ould Abbès avait même laissé entendre qu’un cinquième mandat était envisageable.

« Le 17 septembre 1998, le FLN a été le premier parti à proposer Abdelaziz Bouteflika candidat à la présidence. Même chose en 2004, 2014 et en 2019. Pour 2019, l'Algérie a son saint, c'est bien lui Abdelaziz Bouteflika. »