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Égypte : une semaine de manifestations et une « journée de la colère » prévue vendredi

Une nouvelle vague de manifestations secoue l’Égypte pour dénoncer les violences policières et la destruction des habitations. La contestation risque de déborder vers un mouvement plus durable
Des manifestants égyptiens crient des slogans appelant à la destitution du président Abdel Fattah al-Sissi, au Caire, le 20 septembre 2019 (AFP)
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Les manifestations nocturnes dans plusieurs villes d’Égypte se sont poursuivies mardi soir pour le troisième jour consécutif. Les protestataires exigent le départ du président Abdel Fattah al-Sissi, selon des informations relayées par des activistes sur les réseaux sociaux. 

Traduction : « Manifestations nocturnes à Gizeh, le 22 septembre. »

« Ces manifestations nocturnes ont lieu alors que les services de sécurité égyptiens ont arrêté un certain nombre de manifestants », témoignent des militants des droits de l’homme au site Arabi 21.

Selon l’avocat Khaled Ali, au moins 25 personnes auraient été arrêtées en une journée au Caire, à Alexandrie, à al-Minya (à 245 km au sud du Caire) et à Qena (à 60 km au nord de Louxor). Les manifestations nocturnes se sont déroulées dans seize villes dont Gizeh, Louxor et Beni Suef (à plus de 100 km au sud du Caire), notamment.

Traduction : « ‘’Dégage Sissi’’, slogan des manifestants depuis trois jours dans un quartier de Gizeh. »

Selon Arabi 21, « la place Tahrir au Caire [épicentre de la révolution de 2011] a été investie par des blindés le lundi 21 septembre, alors que des gens avaient manifesté par milliers, du Caire à Alexandrie, de al-Minya à Sohag et Assouan ».

Traduction : « Violent accrochage entre manifestants et forces de l’ordre à Assouan. »

« [Ces manifestations] étaient dirigées contre le président égyptien, accusé de détruire les maisons et d’affamer le peuple », a déclaré au quotidien libanais L’Orient-Le Jour Mohamed Ali, une des principales figures de l’opposition en exil ayant appelé à la contestation, un an après son précédent appel à manifester contre le président Sissi.

Traduction : « Manifestations à Beni Suef, lundi 22 septembre au soir. »

« La mobilisation, qui s’est déroulée dans seize villes égyptiennes, avait été anticipée par les autorités, qui avaient déployé les forces de l’ordre dans plusieurs grandes villes et mis en place des barrages militaires sur les autoroutes dès samedi. La police et l’armée quadrillaient notamment la place Tahrir, symbole du soulèvement de 2011 au cœur de la capitale, ainsi que certaines artères d’Alexandrie et de Suez », précise L’Orient-Le Jour.

Plusieurs appels sur les réseaux sociaux font de vendredi prochain, le 25 septembre, une « journée de la colère » contre le régime égyptien :

Les manifestions avaient démarré par une première vague il y a une semaine pour dénoncer la mort de jeunes tués par la police et la loi autorisant les destructions de certaines habitations qualifiées d’illégales.