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Tunisie : Marzouki, cible d’une tentative d’assassinat

Les partisans de l’ex-président tunisien exigent une meilleure protection
L’ancien président tunisien Moncef Marzouki à Tunis, le 29 mars (AFP)

L’ex-président de la Tunisie Moncef Marzouki a été la cible d’une tentative d’assassinat, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur tunisien. Ses partisans exigent une meilleure protection de l’ex-chef de l’État.

Marzouki « a été informé par le ministère de l’Intérieur qu’il avait été visé par un projet d’assassinat », a rapporté un porte-parole du ministère à l’AFP, sans donner de détails.

L’ancien directeur de campagne de Marzouki, Adnène Mancer, a indiqué lors d’une conférence de presse qu’une faction « terroriste » était à l’origine de ce projet.

Mancer a déploré que la protection de Marzouki ait été réduite au cours des dernières semaines.

En tant qu’ancien président, la sécurité de Marzouki relevait d’une unité présidentielle spéciale, mais « depuis deux ou trois semaines », le ministère de l’Intérieur a pris la relève, a-t-il précisé.

« Lorsque la protection du Dr Marzouki a été réduite, les terroristes pensaient probablement qu’ils pourraient agir », a déclaré Mancer.

« Si les menaces s’étaient concrétisées, cela aurait semé le chaos dans le pays », a-t-il ajouté.

L’assassinat de deux éminents politiciens de l’opposition – Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi – à quelques mois d’intervalle en 2013 avait entraîné des manifestations et une crise politique en Tunisie.

Selon Mancer, quatre agents sont chargés d’assurer la sécurité de Moncef Marzouki et doivent bénéficier de « meilleures conditions » pour mener à bien leur mission.

« Ils sont obligés de dormir dans leurs voitures », a-t-il rapporté.

Marzouki, 70 ans, avait été élu président par le premier parlement démocratiquement élu de Tunisie suite au soulèvement du Printemps arabe en 2011 qui avait évincé Zine el-Abidine Ben Ali.

Médecin formé en France et farouche adversaire de Ben Ali, il s’est représenté aux élections en 2014 lors d’un scrutin public – non du parlement – remporté par le leader laïc Béji Caïd Essebsi.
 

Traduction de l’anglais (original) par VECTranslation.