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Accord Émirats-Israël : un magnat émirati s’apprête à investir dans un célèbre club de football israélien

Alors que le Beitar Jérusalem est connu pour l’opposition de ses supporteurs au recrutement de joueurs arabes, un investisseur émirati anonyme veut cultiver « l’esprit de tolérance »
Le Beitar Jérusalem Football Club a été sanctionné à plusieurs reprises pour les chants racistes de ses supporteurs, qui scandent « Mort aux Arabes », et est connu pour l’opposition de ses partisans aux joueurs palestiniens (AFP)
Le Beitar Jérusalem Football Club a été sanctionné à plusieurs reprises pour les chants racistes de ses supporteurs, qui scandent « Mort aux Arabes », et est connu pour l’opposition de ses partisans aux joueurs palestiniens (AFP)

Un homme d’affaires émirati a annoncé dimanche qu’il investirait dans le Beitar Jérusalem, un club de football israélien, quelques semaines à peine après la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis, selon des informations locales.

Le Beitar Jérusalem Football Club est le seul club de la Premier League israélienne à ne compter dans son histoire aucun joueur de la communauté palestinienne en Israël.

Le club a été sanctionné à plusieurs reprises en raison de ses supporteurs, qui scandent des slogans racistes comme « mort aux Arabes », et est connu son opposition à l’intégration de citoyens palestiniens d’Israël dans l’équipe.

Malgré l’animosité des ultras du club envers les joueurs palestiniens, l’entrepreneur anonyme émirati a déclaré à la chaîne i24news qu’il espérait que sa décision d’investir dans le Beitar Jérusalem favoriserait une « culture de tolérance ».

« Une atmosphère de pure amitié »

« Le fanatisme est enraciné dans l’ignorance et la peur de l’autre », a-t-il déclaré au sujet des supporteurs racistes du club. « S’il y a un esprit de tolérance, nous pouvons créer une atmosphère de pure amitié. »

L’investisseur anonyme a déclaré qu’il ne révélerait pas son identité tant que l’accord ne serait pas conclu.

Il a ajouté qu’un « accord [était] réel et à l’horizon » et que « des comptables et avocats [étaient] entrés en scène pour vérifier la faisabilité financière et légale de cet investissement ».

L’homme d’affaires a également déclaré que cette décision était le fruit d’une longue amitié avec le propriétaire du club, l’entrepreneur technologique Moshe Hogeg.

Le club avait précédemment changé de nom pour s’appeler Beitar « Trump » Jérusalem en hommage au président américain Donald Trump qui venait de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

En 2013, le club a vu ses bureaux incendiés après avoir décidé de recruter deux joueurs musulmans tchétchènes, Gabriel Kadiev et Zaur Sadayev, de la ligue russe.

Les supporteurs étaient tellement irrités par la signature de Kadiev et Sadayev que certains étaient sortis d’un match, malgré le score ouvert par l’un des Tchétchènes.

Traduit de l’anglais (original).