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En Turquie, les dauphins réinvestissent le détroit du Bosphore grâce au confinement

La baisse du trafic maritime et humain dans le Bosphore encourage les dauphins à s’approcher des berges
Un dauphin dans le détroit du Bosphore, à Istanbul, le 26 avril 2020 (AFP)
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À Istanbul, le confinement imposé par la pandémie de coronavirus fait des heureux : les dauphins du Bosphore.

La mégapole turque de seize millions d’habitants est sous confinement depuis jeudi et jusqu’à dimanche minuit, après deux précédents week-ends où Istanbul était déjà à l’arrêt sur ordre du gouvernement. L’épidémie a tué plus de 2 700 personnes en Turquie.

Traduction : « Incroyable. Les dauphins d’Istanbul traînent maintenant très près du rivage où se trouvent l’emblématique mosquée d’Ortaköy et le pont du Bosphore. »

Reliant la Méditerranée à la mer Noire en passant par le centre d’Istanbul, le détroit du Bosphore est une voie d’eau étroite (moins de 3 km de large) d’ordinaire très fréquentée.

Mais avec le confinement, il y a moins de trafic et davantage de poissons, ce qui attire les dauphins plus près des rives, à la grande joie des habitants.

À Sarayburnu, promontoire qui sépare la Corne d’or de la mer de Marmara, une bande de dauphins a été aperçue en train de nager avec une nuée de mouettes, pour le plus grand plaisir des photographes. 

Traduction : « La nature récupère. À Istanbul, les gens restent chez eux et les dauphins sont de retour dans le magnifique Bosphore. Superbe. »

« La baisse du trafic maritime et humain dans le Bosphore a un impact important », souligne Erol Örkcü, président de l’association des pêcheurs amateurs d’Istanbul. « Les êtres vivants, aquatiques et terrestres, sont délivrés de la présence humaine. Ce qui permet aux dauphins de s’approcher plus près de la rive ».

Selon Toruk Isik, qui observe la navigation, l’absence d’humains, et non pas de bateaux, est une des raisons pour lesquelles les dauphins sont devenus si confiants.

Traduction : « Plusieurs groupes de dauphins sont apparus hier sous le pont de Galata à Istanbul. »

Les dauphins « se rapprochent parce que la terreur imposée par les pêcheurs incontrôlés sur le littoral s’est temporairement interrompue. Je parle de terreur parce que 90 % d’entre eux ne savent pas ce qu’ils font et causent une pollution environnementale incroyable », ajoute-t-il.

Avant la pandémie, des centaines de pêcheurs s’alignaient chaque jour le long des rives du Bosphore. Elles sont maintenant presque désertes.