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Luttes pour le pouvoir, pétrole et tueurs à gages : l’énigme des assassinats d’activistes à Bassorah

La vague d’attaques contre les chefs du mouvement de protestation irakien pourrait être liée à la lutte entre Bagdad et les groupes soutenus par l’Iran pour le contrôle du principal port pétrolier du sud du pays
Des personnes en deuil sont assises dans un pick-up transportant le cercueil de Riham Yacoub lors de ses funérailles, le 20 août à Bassorah (AFP)
Par
BAGDAD, Irak

Il était 17 heures passées lorsque Lodia Raymond, une activiste de premier plan âgée de 27 ans, est sortie de chez ses parents dans le quartier de Kut al-Hajjaj à Bassorah, le centre pétrolier du sud de l’Irak. Elle a alors remarqué qu’une voiture blanche se dirigeait vers elle.

La jeune femme a continué de marcher vers la rue principale, où deux autres activistes, Abbas Sobhi et Fahd al-Zubaidi, l’attendaient dans la voiture de ce dernier, sans quitter des yeux la voiture qui s’approchait lentement.

Lodia Raymond a survécu à une tentative d’assassinat le 17 août (Facebook)
Lodia Raymond a survécu à une tentative d’assassinat le 17 août (Facebook)

Pour une fois, Lodia Raymond – qui est chrétienne – portait un foulard et une abaya. Tous trois se rendaient aux funérailles de Tahseen Oussama al-Shahmani, un autre organisateur des protestations locales tué trois jours plus tôt, le 14 août.

La voiture se trouvait à environ cinq mètres lorsqu’elle a vu quatre hommes à l’intérieur dont le visage était dissimulé derrière des masques chirurgicaux et des casquettes noires, se souvient-elle. Alors que le véhicule continuait de se rapprocher, elle a vu le conducteur sortir une arme comme s’il allait lui tirer dessus.

« J’ai couru vers la voiture de Fahd. Elle se trouvait à une dizaine de mètres. J’ai ouvert la portière arrière et je suis rentrée dedans en faisant une roulade, puis j’ai demandé à Fahd de se dépêcher de partir », raconte-t-elle à Middle East Eye.

Les secondes qui ont suivi ont été très longues. Un des quatre hommes est sorti de la voiture et a commencé à tirer alors que Zubaidi prenait la fuite en voiture.

« Je n’ai pas remarqué que j’étais blessée à la jambe. J’avais tellement peur que je n’avais pas remarqué que j’avais laissé la portière de la voiture ouverte », se souvient Lodia.

Lorsque le bruit des balles s’est arrêté et que la voiture s’était suffisamment éloignée, les trois activistes ont remarqué que Sobhi était également blessé au dos.

Protestations et panique

Les faits, qui se sont produits trois jours après l’assassinat de Shahmani, tué après avoir reçu plus de vingt balles dans son bureau dans le centre de Bassorah, ont semé la panique chez les manifestants et les activistes locaux.

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Les événements ont ravivé le souvenir de la répression sanglante organisée l’an dernier à Bagdad et dans neuf provinces du sud de l’Irak sous domination chiite, qui s’est terminée par le meurtre de centaines de manifestants, d’activistes et de journalistes, auxquels se sont ajoutés des milliers de blessés, selon des groupes de défense des droits de l’homme.

Les protestations antigouvernementales, interrompues pendant plusieurs mois en raison de la pandémie de coronavirus, ont repris le mois dernier dans plusieurs provinces méridionales et s’accompagnent d’appels à identifier et traduire en justice les responsables du meurtre de manifestants.

À Bassorah, les protestations ont attiré une foule importante, mais les rassemblements ont été pacifiques et aucun affrontement ni aucune confrontation avec les forces de sécurité n’a été rapporté.

L’assassinat de Shahmani a néanmoins suscité la colère de tous et bouleversé la situation. Des manifestants ont bloqué les routes les deux jours suivants, exigeant le renvoi du chef de la police et du gouverneur ainsi que leur comparution en justice pour « leur collusion avec les tueurs et leur manque de sérieux face aux opérations menées contre les activistes ».

Tahseen Osama al-Shahmani, tué après avoir reçu plus de vingt balles le 14 août dans son bureau à Bassorah (Facebook)
Tahseen Osama al-Shahmani, tué après avoir reçu plus de vingt balles le 14 août dans son bureau à Bassorah (Facebook)

Poursuivant leur démonstration de colère, les manifestants se sont rendus dans le quartier voisin d’al-Aashar, où se trouve la maison du gouverneur, et y ont mis le feu à l’aide de cocktails Molotov.

Quelques heures après la tentative d’assassinat manquée contre Lodia Raymond, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi, qui se trouvait à Washington pour des entretiens avec des responsables américains, a ordonné le renvoi du chef de la police et du directeur du Bureau de sécurité nationale à Bassorah pour avoir « négligé leurs devoirs et échoué à protéger la vie de la population », selon un de ses conseillers.

Moins de 48 heures plus tard, alors que Kadhimi éprouvait toutes les peines du monde à maîtriser la situation depuis la capitale américaine, des hommes armés à bord d’une voiture blanche ont intercepté Riham Yacoub, une ancienne activiste de 29 ans et l’une des influenceuses les plus populaires de Bassorah, alors qu’elle roulait dans la principale rue commerçante de la ville après avoir quitté le centre sportif qu’elle dirigeait. Elle est morte sous une pluie de balles.

Des bureaux incendiés

Alors que l’état d’alerte se répandait, les accusations liées à ces assassinats étaient dirigées en particulier contre les factions chiites armées liées à l’Iran, puisqu’elles avaient déjà mené des campagnes contre les activistes ciblés par le biais de leurs médias en les accusant de collaborer avec les missions diplomatiques américaines « afin de compromettre la sécurité dans le sud et d’enflammer les luttes intestines entre chiites ».

« La situation était très critique et il était clair qu’un des acteurs politiques avait franchi toutes les lignes rouges à Bassorah »  

– Un responsable politique chiite

L’assassinat de Riham Yacoub a exacerbé les tensions existantes et des manifestations ont également éclaté dans d’autres gouvernorats méridionaux.

Le lendemain, à Bassorah, des manifestants ont incendié un bureau parlementaire, tandis qu’à Nassiriya, à 400 km au sud de Bagdad, des manifestants ont mis le feu à des bureaux utilisés par des groupes politiques et des factions armées chiites et les ont démolis à l’aide de bulldozers.

Dans un contexte de plus en plus chaotique et tendu, certains ont appelé les manifestants à former des groupes armés, invoquant l’incapacité du gouvernement à les protéger.

« Il était évident que certains de ces appels étaient des réactions de colère aux meurtres, mais certains visaient à détourner les protestations pacifiques et à légitimer les attaques contre les manifestants », indique à MEE un conseiller de Kadhimi, sous couvert d’anonymat.

Un manifestant se tient à côté de pneus en feu près de la maison du gouverneur, le 17 août à Bassorah (AFP)
Un manifestant se tient à côté de pneus en feu près de la maison du gouverneur, le 17 août à Bassorah (AFP)

« Notre crainte était que l’un des camps en conflit ne profite de ces appels [à former des groupes armés] pour frapper les manifestants, même si nous savions qu’ils ne se concrétiseraient pas. »

Kadhimi, qui a quitté Washington le 22 août, a demandé à l’équipage de son avion de se rendre directement à Bassorah, mais cela n’a pas été possible « pour des raisons techniques liées aux trajectoires de vol ».

Il a passé quelques heures seulement à Bagdad avant de s’envoler pour Bassorah en compagnie des ministres de l’Intérieur et de la Défense, du chef de l’Autorité de mobilisation nationale, du chef du Service de sécurité nationale, du chef du Service de lutte contre le terrorisme, du chef d’état-major de l’armée ainsi que d’autres responsables militaires et des services de sécurité.

« Tout indiquait que la situation s’enflammait dans le sud et qu’un nouvel incident allait affecter tout le monde et déclencher une guerre civile »

- Un responsable politique chiite

« La situation était très critique et il était clair qu’un des acteurs politiques avait franchi toutes les lignes rouges à Bassorah », explique à MEE un responsable politique chiite de haut rang tenant également à conserver l’anonymat.

« Tout indiquait que la situation s’enflammait dans le sud et qu’un nouvel incident allait affecter tout le monde et déclencher une guerre civile.

« Kadhimi devait faire quelque chose pour désamorcer la crise, d’autant plus qu’il a une grande influence sur les manifestants là-bas. »

Pétrole, contrebande et crime organisé

À certains égards, Bassorah est l’une des villes les plus riches du monde.

Troisième ville la plus peuplée d’Irak, elle est située sur la rive ouest du Chatt-el-Arab, à 600 km au sud de Bagdad, bordée par le Koweït et l’Arabie saoudite au sud et par l’Iran à l’est.

Elle constitue le point d’accès à certains des gisements pétroliers les plus vastes et les plus lucratifs de la planète, qui produisent environ 3,2 millions de barils par jour.

Des flammes jaillissent d’un gisement de gaz naturel au nord de Bassorah. La province du sud de l’Irak engendre la majeure partie des revenus pétroliers et gaziers du pays (AFP)
Des flammes jaillissent d’un gisement de gaz naturel au nord de Bassorah. La province du sud de l’Irak engendre la majeure partie des revenus pétroliers et gaziers du pays (AFP)

Des centaines de compagnies pétrolières et commerciales locales et étrangères y ont des bureaux. Cependant, la ville constitue également une plaque tournante pour les gangs du crime organisé impliqués dans la contrebande d’armes, de stupéfiants et de pétrole à travers l’Irak et la région.

Quiconque contrôle Bassorah dispose d’un moyen de forcer la main au gouvernement fédéral. Depuis l’invasion américaine de 2003, la ville est le théâtre d’un conflit entre des puissances locales, régionales et internationales actives en Irak.

Le fait de déstabiliser Bassorah est donc dans l’intérêt de nombreux camps locaux et étrangers en conflit en Irak. Cependant, à la suite des assassinats survenus dans la ville, nombreux sont ceux qui s’interrogent : qui essaie d’entraîner le gouvernement dans un affrontement inégal avec les factions soutenues par l’Iran, et pourquoi maintenant ?

Des « criminels mercenaires »

Des enregistrements de caméras de vidéosurveillance recueillis par la police ont permis de découvrir que la voiture utilisée par le groupe qui a tenté d’assassiner Lodia Raymond était également présente sur les lieux où Tahseen Osama al-Shahmani et Riham Yacoub ont été tués, ont indiqué à MEE deux responsables irakiens proches de l’enquête. (De nombreux médias citaient initialement des sources rapportant que Yacoub avait été abattue par des hommes armés à moto).

La voiture en question était une vieille Toyota Crown munie de fausses plaques. Mais ce détail ainsi que la tactique utilisée au cours des trois attaques n’ont fait que soulever davantage de questions du côté des enquêteurs quant à l’identité des auteurs.

« Toutes les informations disponibles à ce jour indiquent qu’il s’agit d’un groupe de criminels mercenaires qui ont été engagés pour perpétrer ces assassinats »

– Un responsable fédéral irakien

Les factions armées chiites soutenues par l’Iran n’utilisent pas ce type de voiture et la manière dont les meurtres ont été commis est complètement différente de leur mode opératoire habituel, selon les responsables.

Malgré l’intensification du dispositif de sécurité et des efforts déployés pour retrouver et poursuivre les tueurs, la première semaine n’a donné lieu à aucune avancée.

Mais la deuxième semaine a été marquée par une percée majeure. Les services de renseignement ont réussi à retrouver deux suspects qui avaient recueilli des informations sur des activistes et des organisateurs de manifestations.

Une enquête menée sur les deux hommes, qui ont été arrêtés il y a une dizaine de jours mais qui n’ont pas encore été inculpés, a révélé qu’ils disposaient d’une liste de cibles comprenant les noms de six activistes de premier plan, selon des responsables proches de l’enquête en cours.

Trois des six activistes ciblés étaient des partisans de l’influent responsable politique chiite Moqtada al-Sadr, tandis que les autres étaient proches de groupes et d’individus liés à Kadhimi.

« Les prévenus ont fourni beaucoup d’informations. Il est certain qu’ils faisaient partie du groupe qui a mené les trois opérations d’assassinat [à Bassorah], mais nous ne sommes pas encore remontés jusqu’au camp qui les employait », indique un responsable fédéral à MEE.

« Toutes les informations disponibles à ce jour signalent qu’il s’agit d’un groupe de criminels mercenaires qui ont été engagés pour perpétrer ces assassinats. »

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Deux des conseillers de Kadhimi, un haut responsable local à Bassorah, un agent de renseignement impliqué dans les enquêtes ainsi que deux députés contactés par MEE confirment que les auteurs des trois attaques « étaient des mercenaires criminels ».

« Malheureusement, nous n’avons pas encore retrouvé les vrais tueurs. Le véritable instigateur de ces assassinats semble employer une nouvelle tactique en engageant des tueurs qui ont un casier judiciaire », confie à MEE un des conseillers de Kadhimi.

« Il est clair que ce camp ne veut pas apparaître dans le tableau, il a donc utilisé des criminels ordinaires qui ne pourraient pas y être reliés si les autorités remontaient jusqu’à eux.

« La même tactique a été appliquée pour l’assassinat de Hisham al-Hashemi », explique le conseiller en référence à l’éminent expert en groupes militants qui a été assassiné en juin devant son domicile à Bagdad.

Une lutte pour l’hégémonie

Selon des responsables et hommes politiques irakiens, les causes du conflit à Bassorah sont les mêmes depuis plus de quinze ans, mais deux nouveaux facteurs pourraient désormais enflammer la situation : le récent démantèlement du système des conseils provinciaux et les efforts déployés par Kadhimi pour faire passer la province sous le contrôle total du gouvernement de Bagdad et renforcer sa propre position politique.

Le Parlement irakien a voté l’abolition des conseils provinciaux en octobre dernier, en réponse aux appels des manifestants en faveur de réformes politiques et aux plaintes contre la corruption.

Cette décision accorde toutefois au gouverneur de Bassorah le dernier mot sur l’utilisation des dizaines de milliards de dollars qui parviennent au gouvernorat en provenance du budget annuel, ainsi que de la moitié des recettes des postes frontaliers locaux et de 5 % de la valeur du pétrole produit dans la province.

De nombreuses forces politiques accusent le gouverneur actuel Asad al-Eidani et ses alliés de semer le désordre et de se servir des groupes de manifestants pour cibler ses opposants afin de renforcer sa propre position, bien que des accusations similaires aient également été portées contre certains des adversaires d’Eidani.

« Il y a aussi une volonté étrangère qui œuvre en vue de déstabiliser la situation à Bassorah… [et] les exigences des manifestants pacifiques ont été exploitées par certains camps »

– Mouin al-Hassan, porte-parole du gouverneur de Bassorah

MEE a demandé au bureau d’Eidani de commenter ces allégations. 

Mouin al-Hassan, un porte-parole officiel du bureau du gouverneur, a donné une réponse : « La ville de Bassorah souffre de nombreux défis politiques et sociaux, de conflits tribaux, d’une situation de négligence ainsi que du chômage.

« Il y a aussi une volonté étrangère qui œuvre en vue de déstabiliser la situation à Bassorah… [et] les exigences des manifestants pacifiques ont été exploitées par certains camps. »

Interrogé par MEE, Farhad Alaaldin, président du Conseil consultatif d’Irak, estime qu’il est naturel qu’il y ait une lutte pour l’influence et les revenus dans la province.

« Bassorah est le centre économique le plus important et le plus vaste d’Irak, 90 % des exportations irakiennes de pétrole proviennent de Bassorah. Les fonds de la province équivalent à ceux des autres provinces réunies », explique-t-il.

« Ce n’est un secret pour personne que les forces politiques et armées ont étendu leurs intérêts économiques à Bassorah et qu’elles craignent tout effort déployé par les partis gouvernementaux ou non gouvernementaux pour limiter leur influence ou diminuer leurs sources de revenus. »

Des protestations aux élections

L’annonce faite par Kadhimi de l’intention du gouvernement d’organiser des élections législatives nationales en juin 2021 sans consulter au préalable les blocs politiques influents a constitué une provocation pour ses rivaux et fait exploser le volcan en sommeil, estiment plusieurs responsables politiques et observateurs.

Sept des onze activistes ciblés, dont Shahmani, Raymond, Sobhi et Zubaidi, sont associés à Kadhim al-Sahlani, l’éminent chef des manifestations qui a été nommé président de la Commission suprême pour la coordination entre les gouvernorats au sein du gouvernement de Kadhimi.

Sahlani a été en contact avec eux au cours des derniers mois pour finaliser leur initiative de formation d’un parti politique en vue des prochaines élections, indiquent à MEE des activistes locaux impliqués dans les pourparlers.

Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi (à gauche) présente ses condoléances à la famille de Riham Yacoub lors d’une visite à Bassorah, le 23 août (Reuters)
Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi (à gauche) présente ses condoléances à la famille de Riham Yacoub lors d’une visite à Bassorah, le 23 août (Reuters)

De nombreuses réunions ont eu lieu à Bagdad et à Bassorah pour aborder les détails alors que le projet se trouvait dans sa phase finale.

Sahlani a refusé de commenter ces détails.

Riham Yacoub, qui s’était complètement retirée des manifestations et des activités politiques en 2018 après avoir reçu des menaces pour sa participation à une célébration de la Journée internationale des droits des femmes organisée par le consulat américain à Bassorah et la diffusion d’une photo prise à l’époque avec le consul américain, était l’une des candidates potentielles pour l’équipe de Kadhimi.

« Les assassinats visaient à priver la nouvelle organisation politique de jeunes dirigeants importants sur lesquels on pouvait compter pour mobiliser en vue des prochaines élections » 

– Un activiste de premier plan

Lodia Raymond confie à MEE qu’elle était une amie proche de Riham Yacoub et qu’elles étaient encore ensemble quelques heures avant son assassinat.

« Les assassinats visaient à priver la nouvelle organisation politique de jeunes dirigeants importants sur lesquels on pouvait compter pour mobiliser en vue des prochaines élections », indique à MEE un activiste de premier plan proche de Kadhimi.

« Ils [les tueurs] cherchent à mettre à mal la confiance dans la capacité du gouvernement à sécuriser les élections et protéger les candidats.

« Cela implique d’encourager les appels au boycott des élections, de servir les forces politiques actuelles et de causer la défaite des nouveaux partis.

« Nous sommes déterminés à remettre l’Irak sur la voie de l’État malgré les menaces, les défis et les obstacles. Nous n’avons d’autre choix que de gagner. »

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.