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Le roi du Maroc engage un avocat pour défendre un chanteur accusé de viol à Paris

L’agence de presse officielle a confirmé que le roi paye les frais juridiques de Saad Lamjarred, arrêté la semaine dernière, soupçonné de viol aggravé sur une jeune femme de 20 ans
Saad Lamjarred est accusé de « viol aggravé » et de « violences volontaires aggravées » (AFP)

Le roi du Maroc Mohammed VI va couvrir les frais juridiques du chanteur de pop Saad Lamjarred poursuivi en France pour le « viol aggravé » présumé d’une femme de 20 ans à Paris.

L’agence de presse officielle du pays, la MAP, a rapporté mardi que le roi a prévenu la famille de Lamjarred que l’avocat français Éric Dupond Moretti, réputé pour avoir obtenu de nombreux acquittements, « peut défendre le chanteur ».

Le roi « a décidé de prendre à sa charge les frais correspondants », a rapporté l’agence MAP, indiquant avoir appris cette information auprès de l’ambassade du Maroc à Paris.

L’ambassade a déclaré à l’AFP : « C'est une réponse favorable à une demande de la famille du chanteur qui a sollicité l'intervention de sa majesté, et dans le respect de la présomption d'innocence. »

Saad Lamjarred, 31 ans, est une célébrité au Maroc et dans le monde arabe. Ses vidéos en ligne ont été regardées des millions de fois.

Il a été accusé en France vendredi dernier de « viol aggravé » et de « violences volontaires aggravées » après qu’une femme de 20 ans a déposé une plainte contre lui mercredi.

Elle a affirmé avoir été agressée quelques heures plus tôt par le chanteur dans la chambre d'hôtel de ce dernier près des Champs-Élysées à Paris.

La star marocaine avait consommé de l'alcool et des stupéfiants au moment des faits présumés, selon les premiers éléments de l'enquête.

Saad Lamjarred, qui devait se produire sur scène à Paris samedi, a été arrêté et placé en garde à vue.

Sa détention a été accueillie avec consternation dans son pays natal, où il a été décoré en août dernier par le roi.

Cette nouvelle intervient tandis que le Maroc se remet d’un weekend de manifestations après la mort du poissonnier Mouhcine Fikri, broyé à mort vendredi dernier dans un camion-benne alors qu’il essayait de récupérer son poisson confisqué par la police.

Traduit de l’anglais (original).