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Les États arabes félicitent Trump tandis que l’inquiétude gagne la région

Les leaders des pays du Golfe et ailleurs souhaitent du succès à Trump mais les sondages suggèrent qu’une majorité d’entre eux dans la région pensaient que Clinton pouvait offrir la stabilité
Le général Joe Dunford, chef d’état-major de l’armée (gauche) a rencontré le roi d’Arabie saoudite à Riyad mardi (Reuters)

Les leaders de monde arabe ont félicité Donald Trump pour son succès lors des élections américaines mercredi, malgré le malaise ressenti à travers la région quant à ce que réserve le futur une fois que le président élu entrera à la Maison Blanche en janvier.

Dans une déclaration publiée par l’agence de presse officielle de l’Arabie saoudite, le roi Salmane a souhaité à Trump « la réussite et le succès dans [sa] mission pour réaliser la sécurité et la stabilité dans la région du Moyen-Orient et dans le monde ». 

Traduction : « Félicitations au président élu Donald Trump, je me réjouis à l’avance de renforcer les liens historiques entre les États-Unis et le Royaume pour servir leurs intérêts mutuels. »

L’Arabie saoudite est considérée comme étant l’alliée la plus proche des États-Unis dans la région et a accueilli le général Joe Dunford, chef d’état-major de l’armée, pour discuter de l’influence de l’Iran dans le Golfe et d’opérations contre le groupe État islamique (EI).

Toutefois, selon un sondage effectué avant les élections par le Arab Center for Research and Policy studies, les Saoudiens préféraient l’adversaire de Trump, Hillary Clinton.

Plus de deux-tiers des Saoudiens interrogés soutenaient Clinton, et le même nombre estimait qu’une victoire de Clinton aurait eu un impact positif sur la région. 46 % estimaient également qu’une présidence de Trump serait néfaste à la région.

Dans les pays arabes, 66% des personnes interrogés soutenaient Clinton, tandis que 11 % seulement soutenaient Trump.

L’émir koweïti Sheikh al-Sabah a également envoyé ses félicitations à Trump et a « exprimé le souhait que le Koweït et les États-Unis maintiennent leur relations, fortes et historiques, et continuent à travailler ensemble pour un meilleur futur dans le monde ».

Avant de gagner la présidence, Trump a déclaré en avril dernier de manière polémique que le Koweït n’avait jamais remboursé les États-Unis pour avoir sorti de leur pays les forces de l’ancien leader irakien Saddam Hussein en 1991.

« Si vous regardez ces nations, elles ne seraient pas là sans nous », a-t-il déclaré en faisant référence aux riches états du Golfe.

« Regardez le Koweït. Nous avons rendu le Koweït aux gens qui le possèdent maintenant, car il s’agit de possession plus qu’autre chose. Nous leur avons rendu. Ils ne nous ont jamais payés. »

Le président des Émirats arabes unis Sheikh Khalifa a souhaité à Trump « du succès pour ses futures tâches », selon l’agence de presse d’État.

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Adulrahman al-Thani, a félicité Trump sur Twitter.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s’est également exprimé sur Twitter pour féliciter le président élu – qui a maintenu tout au long de sa campagne qu’il était opposé à l’invasion menée par les États-Unis en Irak de 2003. 


Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi était le premier leader du monde arabe à féliciter Donald Trump. Il a déclaré qu’il espérait que le futur président « donnerait un nouveau souffle » aux relations entre les États-Unis et l’Égypte. 

Trump a rencontré Sissi à New York en septembre dernier aux Nations unies ; il s’agissait de la première fois qu’un candidat à la présidence républicain rencontrait un leader du monde musulman.

Trump a déclaré à Sissi « que sous l’administration Trump, les États-Unis d’Amérique seraient un ami loyal, pas un simple allié, sur laquelle l’Égypte pourrait compter ».

Des acteurs non-gouvernementaux du Moyen-Orient ont également fait part de leur avis sur la future présidence de Trump. Abou Mohammed al-Maqsidi, idéologue d’al-Qaïda, a redit que ce succès électoral marquait « le début de la rupture de l’Amérique ».  


Traduction : « Il se pourrait que l’État de Trump soit le début de la rupture américaine et il est temps pour la désintégration. L’homme exalté blesse les gens les plus proches, qui pensent que cela va leur être bénéfique selon ce qu’il a dit. »


Traduction : « Trump dévoile la véritable mentalité américaine et leur racisme envers les musulmans et les Arabes. Il expose ce que ses prédécesseurs ont caché pour exposer encore plus les États-Unis et ses laquais. »

Les Talibans, qui ont un bureau au Qatar, ont appelé Trump à retirer les forces américaines d’Afghanistan une fois qu’il sera au pouvoir.

Le porte-parole des Talibans Zabihullah Mujahid a déclaré à l’agence Associated Press que l’administration Trump « devrait autoriser les Afghans à devenir une nation libre et avoir des relations avec les autres pays basées sur la non-ingérence dans leurs affaires respectives. »

 

Traduit de l’anglais (original).