Aller au contenu principal

La Russie et Assad « arrêtent les frappes aériennes sur Alep » avant le cessez-le-feu

Le ministre de la Défense russe a déclaré que la brève pause dans les bombardements permettrait d’évacuer les civils de la ville assiégée
Un membre de la défense civile syrienne, connue sous le nom de Casques blancs, se tient au milieu des décombres d'un bâtiment détruit lors d'une opération de secours suite à des frappes aériennes signalées dans le quartier de Qatarji tenu par les rebelles à Alep (AFP)

Les forces aériennes russes et syriennes ont cessé le bombardement d'Alep à partir de 7 h 00 GMT mardi, a déclaré le ministre russe de la Défense, dans un geste destiné à assurer une trêve de huit heures le 20 octobre prochain.

« Les frappes dans la région d'Alep par les forces aériennes russes et syriennes cessent aujourd'hui à partir de 10 h 00 [heure locale] », a déclaré Sergueï Choïgou lors d’une séance d'information télévisée, ajoutant que cela permettrait l’évacuation des civils de la ville ravagée par les bombardements pendant un court cessez-le-feu prévu jeudi.

Avant l'annonce, des jets russes ont pilonné Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. « Des avions russes ont effectué des frappes aériennes intensives après minuit, ciblant de nombreux districts de l'est d'Alep », a indiqué l’organisation basée au Royaume-Uni, sans préciser le nombre de victimes.

Les avions du gouvernement syrien effectuent également des frappes aériennes intensives sur les zones rebelles depuis que Damas a lancé une offensive visant à recapture la ville le 22 septembre dernier.

L'ancien centre commercial et industriel de la Syrie est coupé en deux par une ligne de front qui traverse son cœur historique depuis que les rebelles ont saisi l'est de la ville à l'été 2012.

Ces bombardements interviennent quelques heures à peine après que la Russie a annoncé qu'elle allait mettre un terme à sa campagne de bombardement de 5 h 00 GMT à 13 h 00 GMT jeudi prochain pour permettre à l’aide humanitaire d’atteindre les plus de 250 000 civils pris au piège dans les zones rebelles.

L'ONU s’est félicitée de la pause dans les bombardements mais a indiqué qu'elle n'était pas suffisamment longue pour permettre les livraisons d'aide ou l'évacuation des civils qui souhaiteraient quitter la ville.

Traduit de l’anglais (original).