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Syrie : près d’un millier de combattants de l’EI aux mains des FDS

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) retiendraient environ 1 000 combattants étrangers du groupe État islamique (EI), dont 130 Français
Des femmes soupçonnées d’être des épouses de combattants de l’EI, marchent sous la surveillance d'une combattante des FDS dans le camp d'al-Hol dans le gouvernorat de Hassaké , dans le nord-est de la Syrie, le 17 février 2019 (AFP)
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Selon le site d’information Arabi21 qui cite un responsable kurde, les Forces démocratiques syriennes retiendraient 500 femmes, de 46 nationalités, et 1 200 enfants étrangers. Parmi eux, des ressortissants de Tunisie, du Maroc, d’Arabie saoudite, de Turquie et de Russie mais aussi de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne et de Belgique.

Ces islamistes armés sont retenus dans des campements à Deir ez-Zor et à Hassaké dans le nord-est de la Syrie, ainsi que dans d’autres zones du nord du pays.

Le site d’information souligne que les FDS ont beaucoup de mal à prendre en charge toutes ces familles. Par ailleurs, il est assez compliqué de définir la nationalité des enfants. Les épouses de combattants de l’EI peuvent en effet se marier avec plusieurs hommes successivement, de différentes nationalités, pour cause de décès de l’époux ou de divorce.

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D’après Arabi21, les FDS retiennent 130 Français. En janvier, des sources affirmaient qu’environ 250 Français étaient toujours « dans la nature » en Syrie, dont des femmes et des enfants. Plus de 300 combattants français ayant rejoint les rangs de l’EI auraient été tués. Paris souhaite éviter leur dispersion et envisage de récupérer ses ressortissants qui se trouvent en Syrie. Mais la nature du processus reste floue. 

Sur plus de 400 combattants belges partis depuis 2012, environ 150 étaient encore actifs en zone irako-syrienne fin 2018. S’y ajoutaient quelque 160 enfants et adolescents nés d’au moins un parent belge. La position officielle veut que le retour des enfants de moins de 10 ans soit facilité, à condition qu’une filiation avec un parent belge soit prouvée. « Pour les autres, c’est du cas par cas », indique-t-on au gouvernement ». 

Selon l’AFP, les FDS avaient, début février, affirmé qu’elles détenaient un Allemand, Martin Lemke, soupçonné d’être un informaticien au sein de l’EI. Un tiers des plus de 1 050 islamistes qui ont voyagé de l’Allemagne vers la Syrie ou l’Irak sont revenus en Allemagne. « Tous les citoyens allemands, y compris ceux soupçonnés d’avoir combattu pour l’EI, ont le droit de rentrer en Allemagne », selon la position officielle. Jusqu’ici, il n’existe pas de réel débat sur le sujet.

Le président américain Donald Trump a exigé des pays européens qu’ils récupèrent leurs ressortissants faisant ayant rejoint l’EI. « Les États-unis demandent à la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et aux autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l’EI que nous avons capturés en Syrie afin de les traduire en justice », a-t-il tweeté dans la nuit de samedi à dimanche. 

Il a accompagné cet appel d’une menace : « Il n’y a pas d’alternative car nous serions forcés de les libérer. Les États-unis ne veulent pas que ces combattants de l’EI se répandent en Europe ». L’administration semi-autonome kurde, qui gère des territoires dans le nord de la Syrie, refuse de juger les étrangers et exige de les renvoyer vers leurs pays d’origine.