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Élections en Palestine : un saut dans l’inconnu pour le Fatah et le Hamas

Les deux partis se présentent aux élections sans avoir de vision concertée pour une Palestine libre ni de plan détaillé pour y parvenir
Un membre de la Commission électorale centrale palestinienne présente une pièce d’identité à une collègue dans le cadre de la vérification des travaux du premier centre d’information et d’inscription des électeurs à Gaza, le 10 février 2021 (AFP)

Lorsque des élections sont programmées en Cisjordanie occupée, cela se sait. 

C’est la cinquième fois que l’on tente d’organiser des élections en Palestine au cours des quinze dernières années, le dernier scrutin remontant à 2006, lorsque le Hamas a raflé la mise à la surprise générale – y compris dans ses propres rangs. Cette fois-ci, le président Mahmoud Abbas semble sérieusement vouloir les organiser.

Comment le sait-on ? À travers le fait que son Service de sécurité préventive et les forces israéliennes arrêtent tous ceux qui s’opposent à leurs candidats. D’après le Club des prisonniers palestiniens, 456 civils ont été arrêtés en janvier en Cisjordanie et au cours d’une seule nuit en février, 31 Palestiniens ont été interpellés. 

Une escalade grave

Sur le plan politique, ces arrestations n’épargnent personne. Toutes les factions sont visées, même celles qui n’ont pas encore été établies. Depuis plus d’un an, les forces israéliennes ont ciblé des centaines de jeunes hommes et femmes issus d’un réseau politique et social de gauche.

Les arrestations à caractère politique ne sont pas une nouveauté en Cisjordanie. Ce qui peut surprendre, c’est que les dirigeants du Hamas à Gaza poursuivent malgré tout le projet électoral

Ils sont accusés d’« activité terroriste », de « visite dans un État ennemi » ou, de manière encore plus vague, de « communication avec des agents étrangers ». Leurs interrogateurs ne laissent guère de place au doute sur les raisons de leur arrestation. Ils veulent que la peur se répande au sein de la communauté. Les arrestations et la torture sont des outils employés dans le but de tuer le réseau avant qu’il ne puisse se développer. Les membres du Hamas en Cisjordanie sont menacés : ils seront les prochains s’ils osent prendre position. 

Khaled al-Hajj, un dirigeant du Hamas à Jénine qui a soutenu les décrets électoraux du président Abbas, a été arrêté il y a une dizaine de jours. Un autre membre du Hamas, qui venait de se faire opérer d’un cancer, a été violemment battu.

« Nous sommes confrontés à une escalade dangereuse et grave, opérée non seulement par l’occupation, mais aussi par les services de sécurité qui appartiennent à l’AP [Autorité palestinienne] », affirme à MEE Wasfi Kabha, un ancien ministre du Hamas.

« Cette campagne d’arrestation vise à effrayer, intimider et terroriser les membres du mouvement ainsi que les sympathisants du Hamas. Les arrestations ont pour but d’influencer les élections. Il y en a beaucoup d’autres que les forces israéliennes menacent d’arrêter s’ils se présentent ou s’ils participent aux élections. »

« Les services de sécurité palestiniens ont violemment battu Abdel Nasser Rabbi alors qu’il a été atteint d’un cancer et qu’il a été opéré il y a peu de temps », poursuit Wasfi Kabha. « Malheureusement, les services de sécurité palestiniens achèvent le travail en interpellant ceux qu’Israël ne parvient pas à arrêter. »

Les arrestations à caractère politique ne sont pas une nouveauté en Cisjordanie. Ce qui peut surprendre, c’est que les dirigeants du Hamas à Gaza poursuivent malgré tout le projet électoral.

Divisions au sein du Hamas

Il est intéressant de se demander pourquoi. Au cours de trois cycles de négociations avec le Fatah à Beyrouth et à Ankara, les dirigeants du Hamas ont insisté pour que les trois élections – celles du Conseil législatif, de la présidence et du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) – aient lieu en même temps. En effet, ils estimaient qu’Abbas ne tiendrait pas parole une fois réélu président.

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Le Hamas a également insisté pour que l’AP mette fin à sa coopération en matière de sécurité avec Israël et à la campagne d’arrestations en Cisjordanie. Abbas a accédé à ces demandes pendant un certain temps, avant d’abandonner cette stratégie lorsqu’il a compris en novembre dernier que Donald Trump quitterait ses fonctions. Lors de pourparlers ultérieurs au Caire, le Hamas n’a eu gain de cause pour aucune de ces demandes. 

Les deux autres factions, le Djihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont toutes deux émis des réserves. Le Djihad islamique a annoncé qu’il ne se présentait pas aux élections, mais la délégation du Hamas est restée.

Les partisans de l’accord avec le Fatah affirment que le Hamas a reçu la garantie qu’environ 38 000 fonctionnaires de Gaza seraient payés par l’AP et bénéficieraient également d’un emploi permanent. Ils soutiennent qu’un nouveau tribunal électoral serait formé pour échapper au parti pris de la cour constitutionnelle créée par Abbas, mais aussi que le Hamas obtiendrait la collaboration de la communauté internationale, notamment le rétablissement des relations avec l’Union européenne (UE). Ils affirment également que personne ne pourrait criminaliser la résistance.

Les opposants à l’accord au sein du Hamas estiment que toutes ces promesses ne sont que des vœux pieux. Ils soulignent que la question des fonctionnaires, qui date d’au moins dix ans, a été reportée après les élections. Aucun nouveau tribunal électoral n’a été annoncé par Abbas et même s’il venait à être formé, il ne pourrait pas supplanter la cour constitutionnelle existante, qui demeure la plus haute autorité légale en Cisjordanie. 

Enfin, ils affirment qu’il n’est pas du ressort du Fatah de garantir la reconnaissance internationale du Hamas, qui est toujours désigné comme une organisation terroriste par les États-Unis et l’UE

Cette combinaison d’images créée le 11 janvier 2019 montre le président palestinien Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismaël Haniyeh (AFP)
Cette combinaison d’images créée le 11 janvier 2019 montre le président palestinien Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismaël Haniyeh (AFP)

Les hauts dirigeants du Hamas sont clairement divisés. Le Hamas à Gaza est cerné, incapable de s’échapper du camp de prisonniers qu’est devenue la bande côtière après les élections de 2006, la tentative de coup d’État du dirigeant du Fatah Mohammed Dahlan et la scission avec le Fatah. Ils en ont assez d’être tenus pour responsables de la poursuite du siège et cherchent désespérément une issue.

L’argent vient également à manquer. L’Iran ne les finance plus comme auparavant et il y a des signes que leurs autres soutiens financiers étrangers les poussent dans les bras du Fatah. 

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Mais la colère monte face à la répression dont sont victimes les membres du Hamas, du Djihad islamique et du FPLP en Cisjordanie.

Alors que les conditions auxquelles ils sont confrontés à Gaza suscitent un sentiment de sympathie, les dirigeants du Hamas, désormais entièrement établis dans l’enclave, seront confrontés à une pression croissante pour se retirer d’un scrutin que leur mouvement ne peut que perdre. 

Personne ne s’attend à revoir le résultat de 2006.

Le contrecoup auquel les dirigeants de Gaza seront confrontés peut être mesuré à travers une lettre divulguée, écrite par l’un des plus éminents dirigeants du Hamas emprisonnés par Israël. Ibrahim Hamid était un des chefs de la branche militaire du groupe en Cisjordanie pendant la seconde Intifada et a fait l’objet d’une condamnation des plus sévères : 54 peines concurrentes d’emprisonnement à vie. Ibrahim Hamid a qualifié de « précipitée » la décision du bureau politique du Hamas de se présenter aux élections.

Selon lui, cette décision a été prise indépendamment du Conseil de la Choura, un organe consultatif qui élit le bureau politique du Hamas, et quelque peu à l’insu du mouvement des prisonniers. Ibrahim Hamid a ajouté que la participation aux élections ne ferait que servir l’objectif d’Abbas, à savoir regagner en légitimité tout en limitant celle du Hamas.

Selon l’analyse d’Ibrahim Hamid, le Hamas est confronté à un scénario perdant-perdant : s’il gagne les élections, qu’est-ce qui empêchera la répétition des événements de 2006 qui ont amorcé le siège de Gaza et la scission avec le Fatah ? S’il perd les élections, le Hamas remettrait-il l’administration de Gaza ainsi que ses roquettes au Fatah ?

Même si Abbas tient parole et crée un gouvernement national palestinien véritablement représentatif, et même si le Hamas est autorisé à revenir au Parlement et à intégrer l’OLP, qu’est-ce qui empêchera les Israéliens d’arrêter des députés comme ils le font à l’heure actuelle ? 

Ce serait donner d’une main pour reprendre de l’autre, et le résultat serait le même.

Les problèmes du Fatah

Le Fatah ne se porte pas mieux. La volonté d’Abbas de rafraîchir son mandat et de retrouver sa légitimité perdue, qu’il avait acquise en ayant fait partie des architectes d’Oslo, est menacée par deux autres dirigeants du Fatah. Abbas est depuis longtemps au courant du plan que j’ai révélé pour la première fois en 2016, qui visait à le remplacer par son ennemi juré Dahlan.

Le plan pour une ère post-Abbas a été conçu par les Émirats arabes unis, la Jordanie et l’Égypte. Depuis 2016, l’Égypte et la Jordanie ne cessent de faire pression sur Abbas pour qu’il se réconcilie avec Dahlan. Le dernier message en date a été adressé à Abbas lors de la récente visite des chefs des services de renseignement égyptiens et jordaniens à Ramallah.

Le nouveau terme dans cette équation est l’homme qui s’est présenté contre Abbas avant de retirer sa candidature lors des élections présidentielles de 2005, le dirigeant du Fatah Marouane Barghouti, leader des première et seconde Intifadas, qui purge cinq peines concurrentes d’emprisonnement à vie en Israël. 

Barghouti demeure une figure populaire de la résistance. À un moment donné, il était plus populaire qu’Abbas et le leader du Hamas Ismaël Haniyeh pour occuper le poste de président. En avril 2017, Barghouti a organisé une grève de la faim des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.

Cette fois-ci, Barghouti a annoncé son intention de se présenter à la présidence et au Conseil national palestinien par l’intermédiaire d’un de ses partisans, Raafat Elyan. Ce dernier a repris les propos de Barghouti, qui a déclaré qu’une liste unifiée du Fatah « devait être ouverte à tous, y compris à ceux qui sont accusés d’avoir pris parti et à ceux qui ont été écartés du mouvement ».

Un homme tient une affiche représentant l’éminent prisonnier palestinien Marouane Barghouti et réclamant sa libération à l’occasion d’un rassemblement, le 17 avril 2017 (AFP)
Un homme tient une affiche représentant l’éminent prisonnier palestinien Marouane Barghouti et réclamant sa libération à l’occasion d’un rassemblement, le 17 avril 2017 (AFP)

Il s’agit d’une référence claire à Dahlan, qui vit en exil et qui a été condamné par contumace à trois ans de prison pour corruption et expulsé du parti. L’avocat de Dahlan avait dénoncé à l’époque une « manœuvre d’épuration » orchestrée par Abbas.

Le Fatah veut-il libérer la Palestine de l’occupation, ou veut-il gouverner en tant que substitut d’Israël quelles que soient les conditions ?

Après près de deux décennies passées derrière les barreaux, Barghouti veut sortir de prison. Dahlan, qui est le dirigeant palestinien préféré d’Israël, est-il la carte « Vous êtes libéré de prison » de Barghouti ? L’annonce de ce dernier a fait sourciller le Fatah. Jibril Rajoub, secrétaire général du Comité central du Fatah, qui a mené les négociations avec le Hamas, a dénoncé l’ingérence de pays étrangers dans les élections palestiniennes. 

« Certains messages ont été reçus de certains pays qui tentent de s’immiscer dans la voie du dialogue, dont des États arabes qui se sont empressés [de normaliser les relations avec Israël]. Cependant, la position du Fatah est claire et n’est dictée par aucune capitale étrangère », a déclaré Rajoub à la télévision palestinienne

Dans leur campagne visant à positionner Dahlan en tant que prochain leader palestinien, l’Égypte, la Jordanie et les Émirats arabes unis souhaitent exploiter la méfiance mutuelle entre le Fatah et le Hamas. Le dernier signe en date est l’arrivée à Gaza du premier membre d’un futur groupe élargi d’hommes de Dahlan après de nombreuses années d’exil. Cela n’a pu se faire qu’avec le consentement des dirigeants du Hamas à Gaza. 

Le véritable vainqueur des élections pourrait donc être un homme dont le nom ne figurera même pas sur les bulletins de vote. D’une manière ou d’une autre, Dahlan est déterminé à retourner en Palestine aux dépens d’Abbas et du Hamas. 

Traduction : « Les élections palestiniennes ne sont rien d’autre qu’une mascarade politique visant à couvrir le fait que les principaux acteurs n’ont aucun intérêt à promouvoir un leadership palestinien représentatif et responsable et une société palestinienne démocratique. »

Les manœuvres au sein du Fatah sont une question de pouvoir. Mais outre cela, le Fatah a un réel problème avec son identité et son but. Le Fatah veut-il libérer la Palestine de l’occupation, ou veut-il gouverner en tant que substitut d’Israël quelles que soient les conditions ?

Rajoub et Dahlan sont deux ennemis jurés uniquement parce qu’ils sont rivaux. Aucun des deux n’a de vision pour une Palestine libre. Abbas a momentanément trouvé sa voix en tant que leader palestinien en ripostant face aux processus de normalisation entrepris avec Israël, qu’il a qualifiés de trahison. Mais dès qu’il est devenu évident que Trump était sur le départ, Abbas a jeté ses principes par la fenêtre et est revenu aux affaires habituelles, tant avec Washington qu’avec Israël.

Le Fatah traverse toujours une crise de légitimité malgré le fait qu’il se considère comme le détenteur naturel du pouvoir. Le Hamas veut se débarrasser du lourd fardeau des deux millions de Palestiniens en proie à la pauvreté à Gaza dont il a la responsabilité, mais dans ces conditions, les élections sont clairement un saut dans l’inconnu. Il pourrait bien se retrouver dans une situation encore plus inconfortable. Les deux partis se présentent aux élections sans avoir de vision concertée pour la Palestine et n’ont pas non plus de plan détaillé pour y parvenir.

Les véritables chefs

Qui sont donc les véritables chefs de cette lutte ? Pour connaître la réponse, il ne faut pas se tourner vers les élections, mais vers ce qui se passe dans la rue, car c’est seulement là que les mouvements de libération renaissent. Ce fut le cas lorsque l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat lança le Fatah, mais aussi lorsque le Hamas est devenu une force dominante au cours de la première Intifada. Personne, que ce soit à Ramallah ou à Gaza, ne mène ou ne dirige les événements qui se déroulent actuellement en Palestine.

Israël joue la montre et les dirigeants du Fatah et du Hamas rentrent hélas dans son jeu

Cela fait longtemps que les citoyens palestiniens d’Israël n’ont pas organisé de grandes manifestations. Plus tôt ce mois-ci, des protestations ont éclaté dans plusieurs villes et villages. Cette fois-ci, l’étincelle a été le taux de criminalité et le manque de services de police. Mais les drapeaux palestiniens et les slogans racontent une autre histoire, une histoire qui n’a pas été vue ou entendue depuis la première Intifada. 

De plus en plus d’initiatives de jeunes prennent racine en Cisjordanie, y compris celle que les forces israéliennes désirent tant démanteler. Il existe clairement une nouvelle génération de protestations indépendante du Fatah, du Hamas ou de la Liste commune désormais divisée au sein de la Knesset israélienne.

Dans la diaspora, le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) prend une ampleur internationale. Ce mouvement est lui aussi indépendant de tout leadership palestinien. Dans un bateau sans gouvernail, il y a de fortes chances qu’un nouveau mouvement palestinien finisse par tenir la barre, en Palestine comme en dehors. 

Israël joue la montre et les dirigeants du Fatah et du Hamas rentrent hélas dans son jeu – qu’ils soient paralysés par la décision de reconnaître Israël ou emprisonnés par ce même État. Si cela continue, l’élan vers une sortie de cette impasse viendra de la rue, comme cela a toujours été le cas par le passé.

Aucune vision

Le contraste entre les dirigeants palestiniens et les autres mouvements de libération est saisissant. Lorsque Nelson Mandela est sorti de prison le 11 février 1990, il a prononcé un discours dont l’écho perdure encore. Il a déclaré que la lutte armée se poursuivrait jusqu’à l’effondrement de l’apartheid. Il a appelé la communauté internationale à poursuivre le boycott du régime d’apartheid.

Mandela et l’ANC auront fait preuve de détermination et de vision jusqu’au bout. Ces deux éléments font cruellement défaut en Palestine

« Les facteurs qui ont rendu nécessaire la lutte armée existent encore aujourd’hui. Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer. Exprimons cependant l’espoir qu’un climat favorable à un règlement négocié verra bientôt le jour, qui rendra inutile la lutte armée […] Lever les sanctions maintenant, ce serait risquer d’avorter le processus d’élimination complète de l’apartheid. Notre marche vers la liberté est irréversible. Ne laissons pas la peur entraver notre avancée », a affirmé Mandela.

Comparez cela aux agissements du Fatah. Il a signé les accords d’Oslo qui ont criminalisé la lutte armée et ouvert la voie à la normalisation des relations d’Israël avec la Chine, l’Union soviétique à son crépuscule, l’Inde et de nombreux pays africains. Oslo n’a rien offert aux Palestiniens. Israël, en revanche, a fini par recevoir beaucoup, avec en point d’orgue l’ouverture d’ambassades à Abou Dabi et Manama. 

L’Autorité palestinienne créée par Oslo est devenue un substitut des forces israéliennes, même lorsqu’Israël privait Ramallah des recettes fiscales collectées en son nom. Selon les propres termes d’Abbas, l’AP a offert à Israël « l’occupation la moins chère de l’histoire ».

Qu’a obtenu Abbas en retour ? Six cent mille colons israéliens supplémentaires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. 

Mandela et le Congrès national africain (ANC) auront fait preuve de détermination et de vision jusqu’au bout. Ces deux éléments font cruellement défaut en Palestine. Dans cette lutte, les souris se trouvent à Ramallah. Les lions sont dans la rue – là où ils ont toujours été.

- David Hearst est cofondateur et rédacteur en chef de Middle East Eye. Commentateur et conférencier sur des sujets liés à la région, il se concentre également sur l’Arabie saoudite en tant qu’analyste. Ancien éditorialiste en chef de la rubrique Étranger du journal The Guardian, il en a été le correspondant en Russie, en Europe et à Belfast. Avant de rejoindre The Guardian, il était correspondant pour l’éducation au sein du journal The Scotsman.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

David Hearst
David Hearst is co-founder and editor-in-chief of Middle East Eye. He is a commentator and speaker on the region and analyst on Saudi Arabia. He was The Guardian's foreign leader writer, and was correspondent in Russia, Europe, and Belfast. He joined the Guardian from The Scotsman, where he was education correspondent.