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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

Mises à jour du direct

Coronavirus : plus de 20 000 décès au Moyen-Orient
5 heures ago
Lors d’une manifestation contre le plan d’annexion de la Cisjordanie occupée, dans le village de Haris, au sud-ouest de Naplouse, le 26 juin 2020 (AFP)
Lors d’une manifestation contre le plan d’annexion de la Cisjordanie occupée, dans le village de Haris, au sud-ouest de Naplouse, le 26 juin 2020 (AFP)

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 20 000 morts au Moyen-Orient, dont plus de la moitié en Iran, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 10 h GMT.

Avec un total de 20 005 morts (pour 907 736 cas), le Moyen-Orient reste toutefois une région relativement épargnée par la pandémie de COVID-19, qui a tué au moins 565 166 personnes dans le monde.

L’Iran, pays de plus de 80 millions d’habitants, est le plus touché de la région avec plus de 12 829 morts recensés pour 257 303 cas, selon des chiffres officiels transmis dimanche.

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Pays le plus meurtri du Proche et Moyen-Orient, l’Iran occupe également le 9e rang en termes de nombre de décès liés au virus. Ce dernier progresse dans le pays depuis le début du mois de mai. 

Jeudi, les autorités iraniennes ont ainsi annoncé un record avec 221 nouveaux morts en 24 heures.

L’Irak (3 055 décès, 75 194 cas au total), l’Arabie saoudite (2 181 décès, 229 480 cas), le Yémen (464 décès, 1 380 cas) et le Koweït (386 décès, 54 058 cas) sont les autres pays les plus touchés par la maladie COVID-19 au Moyen-Orient.

Si l’on rapporte le nombre de morts par rapport à la population, l’Iran enregistre 153 morts par million d’habitants, au 25e rang mondial, devant le Koweït (90), l’Irak (76) et l’Arabie saoudite (63). 

La moyenne dans la région est d’environ 43 morts par million d’habitants, selon un comptage AFP, alors que la moyenne mondiale se situe autour de 70 morts par million d’habitants.

Les morts au Moyen-Orient ne représentent qu’environ 3,5 % des décès dus au COVID-19 enregistrés dans le monde, loin derrière l’Europe (plus d’un tiers), les États-Unis et le Canada (25 %), et l’Amérique latine et les Caraïbes (25 %).

Emirates pourrait supprimer jusqu’à 9 000 emplois
12 heures ago
Les pertes des compagnies aériennes pourraient atteindre plus de 84 milliards de dollars cette année (AFP)
Les pertes des compagnies aériennes pourraient atteindre plus de 84 milliards de dollars cette année (AFP)

La compagnie Emirates a réduit de 10 % ses effectifs en raison de la pandémie, mais les suppressions d’emplois pourraient atteindre 15 %, soit 9 000 postes, a indiqué son PDG dans une déclaration publiée samedi.

La plus grande compagnie du Moyen-Orient, qui exploite une flotte de 270 gros-porteurs, a interrompu ses activités fin mars en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Elle a repris deux semaines plus tard une activité réduite et prévoit de desservir 58 villes d’ici la mi-août, contre 157 avant la crise sanitaire.

Son PDG, Tim Clark, avait précédemment estimé qu’il faudrait jusqu’à quatre ans pour que les opérations reviennent à un « certain degré de normalité ».

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Jusqu’ici, Emirates n’a pas communiqué de chiffres sur les suppressions d’emplois dont les dernières ont eu la semaine dernière.

Avant la crise, la compagnie employait quelque 60 000 personnes, parmi lesquelles 4 300 pilotes et près de 22 000 membres d’équipage de cabine, selon son rapport annuel.

Dans une interview à la BBC diffusée samedi, Tim Clark a indiqué que sa compagnie avait déjà réduit de 10 % son personnel. « Nous devrons probablement en licencier un peu plus, probablement jusqu’à 15 % », a-t-il ajouté.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a indiqué que les pertes combinées des compagnies aériennes pourraient atteindre plus de 84 milliards de dollars cette année, la plus importante de l’histoire du secteur.

Tim Clark a ajouté dans l’interview que sa compagnie n’était « pas aussi mal en point que les autres » et que la crise avait frappé Emirates au moment où elle « se dirigeait vers l’une des meilleures années de notre histoire ».

La compagnie basée à Dubaï avait annoncé une hausse exceptionnelle de 21 % de ses bénéfices annuels en mars.

Irak : une députée décède du COVID-19, hausse de 600 % des cas en juin
12 heures ago
Un patient guéri du COVID-19 fait don de son plasma à la banque de sang de la ville de Nasiriyah, dans le sud de l’Irak, dans la province de Zi Qar, le 24 juin 2020 (AFP)
Un patient guéri du COVID-19 fait don de son plasma à la banque de sang de la ville de Nassiriya, dans le sud de l’Irak, dans la province de Dhi Qar, le 24 juin 2020 (AFP)

Une députée irakienne a succombé vendredi au nouveau coronavirus, a annoncé l’agence officielle du pays où les cas de COVID-19 ont bondi de 600 % en juin, selon une ONG.

Ghida Kambach, députée de 46 ans de la province de Diyala, à l’est de Bagdad, est le premier membre du Parlement mort du COVID-19, mais au moins une vingtaine de ses collègues ont déjà été infectés par le virus, affirmait récemment le président de l’Assemblée, Mohammed al-Halboussi.

L’Irak est longtemps resté peu touché par la pandémie mais en juin, selon l’ONG International Rescue Committee (IRC), les cas de coronavirus ont bondi de 600 %, avec notamment des centaines de médecins infectés.

Manque de moyens

Le ministère de la Santé a annoncé vendredi avoir recensé environ 70 000 contaminations, dont près de 3 000 mortelles, tandis qu’environ 40 000 personnes ont été guéries.

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Avec des hôpitaux au bord de la saturation, les immenses locaux de la Foire internationale de Bagdad ont été équipés de lits d’hôpitaux et de nombreux hôtels accueillent des familles en quarantaine.

Mais dans un pays en pénurie chronique de médecins, de médicaments et de lits d’hôpitaux, de nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant notamment des hôpitaux de la province méridionale de Dhi Qar manquant d’oxygène pour aider des patients à bout, dont certaines familles ont déferlé sur les soignants, agressant au moins une femme médecin.

Face au tollé dans le pays, le ministère de la Santé a aussitôt envoyé des bouteilles d’oxygène dans cette province, l’un des bastions de la révolte populaire d’octobre dernier, où des manifestants continuent encore de dénoncer la gabegie des autorités.

Une grave crise économique

Le ministre de la Santé, Hassan Salmane, était vendredi à Al Diwaniya, une autre province du Sud pour visiter des hôpitaux.

Depuis mars, différents avions d’aide ont atterri en Irak, apportant tests, matériel de protection et des centaines de bouteilles d’oxygène.

L’épidémie de COVID-19 est particulièrement inquiétante en Irak car le pays, deuxième producteur de pétrole de l’OPEP, vit la pire crise économique de son histoire récente. Le confinement par exemple prive des millions d’Irakiens de revenus.

Algérie : des mesures spéciales en faveur des soignants éprouvés par la pandémie
12 heures ago
À l’entrée de l’hôpital El Kettar à Alger, en février 2020 (AFP)
À l’entrée de l’hôpital El Kettar à Alger, en février 2020 (AFP)

Les autorités algériennes ont annoncé vendredi des mesures d’aide en faveur des personnels soignants, en première ligne dans la lutte contre le nouveau coronavirus et très éprouvés, au moment où le pays subit une recrudescence des contaminations.

Il a été décidé d’instituer « une assurance spéciale, à la charge de l’État, en faveur de tous les médecins et autres personnels de la Santé publique, directement concernés par la lutte contre la pandémie », a indiqué un communiqué de la présidence.

Les autorités ont également autorisé l’ensemble des laboratoires – publics et privés – à effectuer désormais les dépistages du virus, afin de « réduire la pression » sur l’Institut Pasteur et ses annexes qui sont submergés.

Plusieurs infectiologues algériens ont lancé d’émouvants cris d’alarme devant l’urgence de la crise sanitaire et l’état d’épuisement du corps médical.  

Une trentaine de membres du personnel de santé ont déjà payé de leur vie leur mobilisation contre le nouveau coronavirus, apparu fin février en Algérie.

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De plus, les autorités ont encore durci les mesures de prévention, « afin de garder la situation sous contrôle » face à la hausse des cas de contamination qu’elles attribuent au « relâchement » de la population et au non-respect des règles de prévention et de protection.

Ainsi, la circulation automobile est désormais interdite pour une semaine dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays, dont celle d’Alger, qui sont sous couvre-feu de 20 h à 5 h locales (19 h-4 h GMT). Des communes, situées dans les zones les plus affectées, ont été reconfinées. 

Ces nouvelles mesures ont été adoptées à l’issue d’une séance de travail qui a réuni jeudi le président Abdelmadjid Tebboune, les préfets des régions les plus touchées – Alger, Oran (nord-ouest), Biskra (nord-est), Sétif (est) et Ouargla (sud) –, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, les chefs des services de sécurité et des responsables du ministère de la Santé.

L’Algérie – le troisième pays d’Afrique le plus endeuillé derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte – a battu ces derniers jours plusieurs records quotidiens de cas déclarés (+475 le 8 juillet). 

Au total près de 18 000 cas de COVID-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 988 décès.

Yémen : « situation extrêmement grave », des millions de personnes menacées
2 jours ago
Un centre de quarantaine, où sont traités les patients atteints de COVID-19, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)
Un centre de quarantaine, où sont traités les patients atteints de COVID-19, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)

La situation au Yémen, où 10 millions de personnes souffrent de pénuries alimentaires aigües, exige une réponse immédiate, a alerté vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM) qui a besoin « en urgence » de 737 millions de dollars d’ici la fin de l’année.

« Nous devons agir maintenant et agir vite. C’est extrêmement grave, tous les clignotants sont au rouge », a déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole de l’agence, lors d’un briefing virtuel avec la presse à Genève.

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« Nous avons déjà réduit à un mois sur deux les distributions alimentaires dans le nord du pays », a-t-elle dit, soulignant que « près de 10 millions de personnes souffrent de malnutrition sévère au Yemen », pays ravagé par la guerre et en proie à la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU.

« En 2019, grâce à une augmentation massive de son aide, le PAM et ses partenaires avaient réussi à empêcher que le Yémen se trouve au bord de la famine. Les signaux d’alerte sont de retour et avec la pandémie de coronavirus la situation pourrait empirer si l’action humanitaire est retardée », a-t-elle dit, estimant à 737 millions de dollars les fonds nécessaires d’ici la fin de l’année.

« Le Yémen subit la crise sur de multiples fronts », a rappelé Elisabeth Byrs, citant l’augmentation des prix des produits de base, la dépréciation galopante du riyal, la monnaie nationale, l’expansion du COVID et la guerre qui se poursuit.

« Notre but est de maintenir le plus longtemps possible un filet de sécurité pour les populations », a-t-elle souligné.

Les agences humanitaires tirent la sonnette d’alarme sur le Yémen depuis plusieurs semaines.

Pour un pays où 24 millions d’habitants - plus des deux tiers de la population–dépendent de l’aide humanitaire, les Nations unies n’ont réuni qu’environ la moitié des 2,41 milliards de dollars d’aide nécessaires lors d’une conférence virtuelle des donateurs organisée en juin.

Le conflit au Yémen oppose les forces du gouvernement, appuyées par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite voisine, aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui se sont emparés d’une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa en 2014. Le conflit a fait des dizaines de milliers de victimes, en majorité des civils, et quatre millions de déplacés.

L’Iran déconseille tout voyage vers des régions touristiques
2 jours ago
Des Iraniens se promènent le long du lac artificiel de Chitgar, à Téhéran, le 3 juillet 2020 (AFP)
Des Iraniens se promènent le long du lac artificiel de Chitgar, à Téhéran, le 3 juillet 2020 (AFP)

L’Iran a appelé vendredi sa population à redoubler de vigilance face au nouveau coronavirus et à éviter tout voyage dans des régions touristiques du pays, annonçant cependant une nette baisse des décès liés au virus, après un record la veille.

« Au cours des dernières 24 heures, 142 de nos chers compatriotes ont succombé » à la maladie COVID-19, a déclaré à la télévision d’État Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé.

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Cette annonce fait suite au record de mortalité enregistré jeudi, avec 221 morts en 24 heures. Depuis plusieurs semaines, l’épidémie gagne du terrain en Iran, pays le plus touché du Proche et Moyen-Orient.

Au total, 12 447 personnes sont décédées du nouveau coronavirus en Iran, sur 252 720 cas d’infection, dont 2.262 ont été recensés au cours des dernières 24 heures, selon Sima Sadat Lari.

Le bilan quotidien de décès causés par le virus est depuis la mi-juin supérieur à cent morts par jour, ce qui a incité les autorités à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés, entre autres mesures.

Alors que les vacances estivales ont commencé, le ministère de la Santé a également « fortement recommandé à tous d’éviter de voyager dans les provinces du Khorassan-é-Razavi et de Mazandaran », deux régions très touristiques du nord du pays, a précisé Sima Sadat Lari.

La situation est préoccupante dans 19 des 31 provinces du pays– y compris celle de Téhéran–, où les contaminations sont en hausse, selon la porte-parole.

D’après les rapports fournis au ministère, « la plupart des [nouveaux] cas d’hospitalisation et de contagion sont liés à des cérémonies funéraires et la célébration de mariages », a-t-elle affirmé.